Le PIB français s’est replié de 0,1 % au troisième trimestre 2026, après une stagnation au trimestre précédent. Le recul des investissements et des exportations, la progression des inscriptions à France Travail et l’accélération de l’inflation dessinent une conjoncture difficile. La confiance des ménages, elle, est tombée à son plus bas niveau depuis juin 2013.

Une activité freinée par l’investissement et les exportations

Publié le vendredi 30 octobre, le premier résultat de l’Insee pour le troisième trimestre fait état d’un PIB en baisse de 0,1 %. La croissance était nulle au deuxième trimestre et le produit intérieur brut avait diminué de 0,2 % au premier.
La formation brute de capital fixe, qui mesure l’investissement, a reculé de 0,6 % sur la période. Les exportations ont également pesé sur l’activité : elles ont diminué de 1,7 %, après une hausse de 2,8 % au trimestre précédent. La consommation des ménages a toutefois progressé de 0,4 %, apportant un soutien limité à la demande intérieure. (insee.fr)
Sur Franceinfo, le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, a résumé la situation en déclarant : « L’économie française est à l’arrêt ». La formule traduit le ralentissement observé, alors que l’Insee estime, dans sa première publication, que la croissance acquise pour 2026 atteint 0,2 %.
Les indicateurs de l’emploi évoluent défavorablement
Les dernières données de France Travail montrent une hausse du nombre de demandeurs d’emploi au troisième trimestre. Dans la catégorie A, qui regroupe les personnes sans emploi tenues d’en rechercher un, les inscriptions progressent de 0,9 %, soit 30 400 personnes, selon la série principale. France Travail publie aussi une mesure complémentaire, excluant certains publics concernés par les changements d’inscription : celle-ci affiche une hausse de 0,3 %. (statistiques.francetravail.org)
Dans le secteur privé, l’emploi salarié a diminué de 0,1 % entre juin et septembre, soit 25 800 emplois de moins. L’Insee relève également un recul de 0,3 % sur un an, une baisse observée pour le septième trimestre consécutif. Ces chiffres ne donnent pas encore le bilan complet de l’emploi, qui dépend aussi des données du secteur public. (insee.fr)
Inflation en hausse, confiance au plus bas
L’inflation a accéléré en octobre : l’indice des prix à la consommation augmente de 3,4 % sur un an, après 3,1 % en septembre, selon l’estimation provisoire de l’Insee. L’énergie contribue à cette progression, avec une nouvelle hausse des prix du gaz, des produits pétroliers et de l’électricité sur un mois. Les prix des services augmentent également, notamment ceux des transports. (insee.fr)
Le moral des ménages se dégrade en parallèle. L’indicateur synthétique de confiance de l’Insee est descendu à 80 en octobre, en baisse de cinq points. Il reste nettement inférieur à sa moyenne de longue période, fixée à 100, et atteint son niveau le plus bas depuis juin 2013. L’enquête relève aussi une hausse des craintes des ménages concernant l’évolution du chômage. (insee.fr)
Pris ensemble, ces indicateurs signalent une activité en recul, un emploi privé qui se contracte légèrement et des ménages plus préoccupés par la situation économique. Ils ne suffisent toutefois pas, à eux seuls, à déterminer l’évolution des prochains trimestres.
Source : Ouest France.fr – L'actualité en direct, en continu et en images (www.ouest-france.fr)
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