Les financements annuels consacrés à la restauration de la nature devraient passer de 64 à 296 milliards de dollars d’ici à 2030, selon un rapport d’organismes des Nations unies. Publié le 29 octobre, pendant la COP17 sur la biodiversité à Erevan, le document estime que cette hausse pourrait aussi favoriser la création de 32 millions d’emplois.

Un effort financier à plus que quadrupler
Le rapport, élaboré par la FAO, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et le secrétariat de la Convention sur la diversité biologique, chiffre à 296 milliards de dollars par an les besoins de financement pour atteindre les objectifs de restauration d’ici à 2030. Les sommes mobilisées actuellement sont évaluées à 64 milliards de dollars par an. (unep.org)
Les besoins les plus importants concernent l’agroforesterie, avec 87 milliards de dollars annuels, puis la reforestation réparatrice (52 milliards), la restauration des zones humides (44 milliards) et celle des prairies sous-marines (28 milliards), selon les chiffres rapportés par Business Green.
La hausse envisagée reposerait sur des financements publics, privés et philanthropiques. Si ces montants étaient atteints, le rapport estime que la protection et la restauration de la nature pourraient générer 32 millions d’emplois.
Des opérations déjà engagées dans 149 pays
Le document recense 252 millions d’hectares en cours de restauration dans 149 pays. Ces projets sont associés à la création de plus d’un million d’emplois liés à l’environnement, ce qui constitue, selon le PNUE, le plus vaste effort de restauration écologique documenté à ce jour. (unep.org)
La restauration des écosystèmes est également présentée comme un enjeu pour la sécurité alimentaire et l’accès à l’eau douce, ainsi que pour le bien-être des populations. Le rapport souligne aussi ses bénéfices potentiels pour le climat et la biodiversité : d’après les recherches qu’il cite, restaurer 15 % des zones prioritaires à l’échelle mondiale pourrait permettre de stocker 30 % des gaz à effet de serre émis depuis la révolution industrielle et contribuer à éviter 60 % des extinctions d’espèces.
À l’occasion de la publication, Qu Dongyu, directeur général de la FAO, a défendu l’efficacité de la restauration écologique. L’accord de Kunming-Montréal fixe notamment un objectif de restauration d’au moins 30 % des écosystèmes dégradés d’ici à 2030. (wedocs.unep.org)
Source : Courrier international – Actualités France et Monde, vidéos, infographies (www.courrierinternational.com)
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