Le gouvernement français a cherché à apaiser les tensions dans le secteur cinématographique après plusieurs jours de vives réactions, qualifiant de « disproportionnée » la réponse de Maxime Saada, président du directoire de Canal+, à une tribune de professionnels dénonçant l’influence de Vincent Bolloré sur le cinéma français.
Cette tribune, publiée dans Libération, a été signée par 600 figures de l’industrie cinématographique, dont des acteurs, réalisateurs et producteurs renommés. Elle critique l’emprise croissante de Vincent Bolloré, principal actionnaire de Canal+, sur les médias et le cinéma en France. En réponse, Maxime Saada a annoncé que Canal+ cesserait de collaborer avec les signataires de cette tribune, une décision qui a suscité une vive inquiétude quant à la liberté d’expression et à la diversité de la production cinématographique. (lemonde.fr)
Interrogée lors des questions au gouvernement, la ministre de la Culture, Catherine Pégard, a exprimé son regret face à la déclaration de Maxime Saada, estimant que la réaction de Canal+ était disproportionnée. Elle a souligné l’importance de préserver la sérénité et la liberté d’expression au sein du secteur cinématographique français. (lagazettefrance.fr)
Cette situation intervient dans un contexte de tensions croissantes concernant le financement du cinéma français, la chronologie des médias et les relations avec les plateformes de streaming telles qu’Amazon Prime Video. Les négociations en cours sur ces sujets ont exacerbé les divisions au sein de l’industrie, mettant en lumière les défis liés à l’indépendance éditoriale et à la diversité de la production cinématographique en France. (lemonde.fr)
Highlights:
- French film industry in uproar after Canal+ says it will blacklist professionals over anti-Bolloré letter, publié le Monday, May 18


