
Le drag, c’est un doigt d’honneur très glamour à la société !
Le drag, souvent perçu comme une simple performance artistique, revêt une dimension profondément politique et sociale. Les racines de cette pratique remontent à la fin du 19ᵉ siècle, lorsque William Dorsey Swann, un ancien esclave, commence à organiser les premiers bals drags dans les années 1880. Bien que le drag ait toujours porté un message engagé, il prend une tournure résolument politique à partir des années 1960.
L’événement emblématique de cette évolution est la nuit du 28 juin 1969, au Stonewall Inn à New York. Ce soir-là, des femmes trans et des drag queens racisées, souvent victimes de répression policière, s’élèvent contre l’injustice. Cette révolte est désormais considérée comme le point de départ du mouvement moderne pour les droits LGBTQIA+.
Cependant, l’histoire du drag en tant que forme de résistance ne débute pas avec Stonewall. Dans les ballrooms de Harlem des années 70 et 80, des jeunes noirs et latinos, rejetés par leurs familles et invisibilisés par la société, créent des espaces de vie et de créativité. Ces « Houses » fonctionnent comme des familles de substitution, développant des rituels et des hiérarchies qui nourrissent une contre-culture influente, touchant la mode, la danse et la musique à l’échelle mondiale.
Le drag n’est pas seulement un divertissement ; il invite également à la réflexion sur les normes sociales et les injustices.
Source : RTBF





