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Le cinéma marocain : un naufrage à Cannes
La crise du cinéma marocain se transforme en un véritable gouffre, et cette année, le festival de Cannes en est le miroir accablant.
Le royaume chérifien, qui espérait briller sur la scène mondiale, se retrouve une fois de plus dans l’ombre. Avec un nouveau directeur en phase d’observation, il y a fort à parier que cette stagnation va perdurer.
Ce qui se passe réellement
Cette année, le Maroc sera conspicuously absent du prestigieux Festival de Cannes. Les réalisateurs marocains, qui ont su captiver l’attention de la presse et des professionnels par le passé, sont aux abonnés absents. Où sont passés des noms tels que Nabil Ayouch ou Maryam Touzani ? Leur absence laisse un vide béant, alors que d’autres pays africains et asiatiques, comme la Corée du Sud et l’Iran, s’affirment comme des poids lourds du cinéma mondial.
Pourquoi ça dérange
Il est légitime de se demander à quoi servent les budgets alloués à une industrie qui semble agoniser. Les subventions, loin de revitaliser un secteur en détresse, ne font qu’entretenir le mythe d’une croissance inexorable. Comment peut-on parler de développement lorsque les films marocains ne trouvent même plus leur place dans les sections parallèles de Cannes ?
Ce que ça révèle
Cette situation met en lumière l’incohérence des discours politiques qui promettent un soutien indéfectible à la culture. Les choix stratégiques semblent plus orientés vers le maintien d’une façade que vers une réelle volonté de promouvoir le cinéma marocain. Les conséquences sont désastreuses : un cinéma sans visibilité, sans boussole, et surtout, sans avenir.
Lecture satirique
Il y a quelque chose de presque comique dans cette délégation marocaine qui se rend à Cannes, sans le moindre film à présenter. C’est comme si l’on envoyait un athlète aux Jeux Olympiques sans lui fournir d’équipement. Les promesses de soutien s’évanouissent dans l’air chaud de la désillusion, tandis que d’autres nations récoltent les lauriers de la reconnaissance mondiale.
À quoi s’attendre
À ce rythme, il est raisonnable d’anticiper que le cinéma marocain continuera de naviguer à vue, sans jamais espérer décrocher la Palme d’Or. Les budgets généreusement dépensés ne serviront qu’à masquer un naufrage manifeste. Si vous souhaitez soutenir l’industrie du cinéma marocain, il est peut-être temps de réserver un voyage pour découvrir les talents émergents qui luttent pour émerger dans l’ombre.
Sources




