Le Casino de La Ciotat : Quand la Justice Joue à Cache-Cache avec la Concurrence
Le tribunal administratif de Marseille annule le contrat du casino de La Ciotat, relançant un jeu de dupes entre les acteurs du secteur.
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INTRODUCTION : Vendredi 10 avril, le tribunal administratif de Marseille a décidé de frapper un grand coup en annulant le contrat d’exploitation du casino de La Ciotat à la société Pleinair. Une décision qui, comme un mauvais tour de magie, permet à la Ville de relancer une nouvelle procédure d’attribution. Rembobinons pour comprendre ce tour de passe-passe judiciaire.
Ce qui se passe réellement
La première fois, c’était il y a deux ans, en avril 2024. Voilà que cela recommence. Vendredi 10 avril, le tribunal administratif de Marseille a annulé le contrat confiant l’exploitation du casino de La Ciotat à la société Pleinair. Une annulation qui prendra effet au 31 décembre prochain, permettant à la Ville de lancer d’ici là une nouvelle procédure d’attribution. Cette décision du tribunal répond ainsi favorablement à une requête de la société du Grand Casino de Dinant. La raison ? Elle est proche de celle de 2024, mais joue sur un autre tableau. Rembobinons.
« Demander un sursis à exécution »
À l’époque, il avait été considéré que la proximité entre le propriétaire du bâtiment abritant le casino et l’exploitant avait restreint la concurrence. En effet, à La Ciotat, les murs du casino appartiennent à la société Partouche immobilier qui, comme Pleinair Casino, est une filiale du groupe Partouche. Un lien qui n’entrait pas dans les clous de la loi. En avril 2024, le tribunal avait cassé la délégation de service public et la Ville avait dû relancer un appel d’offres. En octobre de la même année, la société Pleinair Casino redevenait délégataire pour l’exploitation de la salle de jeux …
Pourquoi cela dérange
Cette situation met en lumière une belle incohérence : comment peut-on prétendre à une concurrence équitable quand les murs et l’exploitation sont entre les mains du même groupe ? C’est un peu comme si on laissait un enfant gérer le buffet à volonté lors d’une fête d’anniversaire. Spoiler alert : il ne va pas partager.
Ce que cela implique concrètement
La Ville de La Ciotat se retrouve donc dans une danse chaotique de contrats annulés et de relances d’appels d’offres. Pendant ce temps, les habitants se demandent si leur casino est un lieu de divertissement ou un terrain de jeu pour les avocats et les juges. Une belle illustration de la bureaucratie à son meilleur, n’est-ce pas ?
Lecture satirique
Les promesses de transparence et de concurrence s’effritent comme un vieux ticket de loterie. On nous dit que tout est fait pour le bien des citoyens, mais à chaque décision, on a l’impression que c’est plutôt un jeu de Monopoly où seuls les plus riches peuvent se permettre de gagner. Les discours politiques semblent déconnectés de la réalité, comme si les décideurs jouaient à un autre jeu, celui de la dissimulation.
Effet miroir international
En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de penser à d’autres pays où les décisions politiques sont souvent influencées par des intérêts privés. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la proximité entre le pouvoir et les affaires semble être une recette gagnante pour les uns, mais un cauchemar pour les autres. Un bel exemple de ce que l’on appelle la « démocratie contrôlée ».
À quoi s’attendre
À l’avenir, on peut s’attendre à ce que cette saga judiciaire continue. Les acteurs du secteur vont probablement se battre pour obtenir le contrôle du casino, tandis que les citoyens, eux, resteront spectateurs de ce spectacle peu reluisant. Une chose est sûre : le jeu n’est pas prêt de s’arrêter.



