L’interdiction des réseaux sociaux aux ados, en Australie, ça ne marche pas

L’interdiction des réseaux sociaux aux adolescents en Australie : un échec apparent

Selon un rapport gouvernemental australien, l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, entrée en vigueur en décembre dernier, n’a entraîné aucun abandon “significatif”. Cette initiative a fait de l’Australie le premier pays à mettre en œuvre une telle mesure, visant à protéger les jeunes des effets nocifs potentiels sur leur santé mentale.

Des documents obtenus par l’AFP révèlent que des plateformes comme Instagram et TikTok continuaient de dominer les classements et les téléchargements dans les magasins d’applications un mois après l’interdiction. Bien que certains utilisateurs aient tenté d’explorer d’autres applications, la majorité est rapidement revenue vers les plateformes bien établies.

Il est à noter qu’il est difficile de tirer des conclusions définitives à partir des données de téléchargement si peu de temps après l’entrée en vigueur de l’interdiction. Les données ne reflètent pas nécessairement l’utilisation des applications ni l’âge des utilisateurs, mais offrent des indications préliminaires sur la popularité des applications.

L’une des motivations principales de cette interdiction est la lutte contre le cyberharcèlement, qui a enregistré une augmentation de 26 % entre janvier 2025 et janvier 2026, majoritairement sur TikTok. Les responsables de la commission eSafety affirment que l’analyse continue des données permettra de mieux comprendre les impacts d’un âge minimum pour les réseaux sociaux.

D’autres pays, tels qu’Israël, le Royaume-Uni, la Norvège et la Nouvelle-Zélande, ont exprimé un intérêt pour des mesures similaires. Le régulateur australien a également menacé de sanctions des géants de la technologie, dont TikTok et Instagram, accusés de ne pas respecter l’interdiction.

Trois mois après l’entrée en vigueur de cette loi, plus de cinq millions de comptes d’utilisateurs mineurs ont été supprimés, mais la Commission eSafety a signalé qu’une proportion importante d’enfants australiens continuait d’accéder à des plateformes interdites, suscitant des préoccupations majeures.

Source : Télérama, avec AFP

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