» Le « coup d’État de Kennedy » a marqué le début d’un cercle vicieux d’ingérences américaines

L’assassinat de Diem : Le retour des fantômes de Washington

L’histoire se répète, mais les leçons semblent s’effacer comme les empreintes d’un pas dans le sable. Qui peut croire que l’Amérique a vraiment appris de son passé ?

Il est fascinant de constater à quel point les événements historiques, lorsque relus avec le recul, révèlent des schémas répétitifs. Dans son ouvrage percutant, « Kennedy’s Coup: A White House Plot, a Saigon Murder, and America’s Descent into Vietnam », Jack Cheevers nous plonge dans les méandres des décisions politiques qui ont mené à l’assassinat de Ngô Đình Diệm, un acte qui a ouvert la voie à la guerre du Vietnam. Alors que nous observons les manœuvres géopolitiques contemporaines, notamment l’éradication du président Maduro au Venezuela, il est impossible de ne pas se demander : qui sont les véritables architectes de ce chaos ?

Ce qui se passe réellement

À l’aube des années 60, Diệm, bien que controversé, était le pilier de l’unité politique au Vietnam. Les États-Unis, en quête de contrôle, ont orchestré un coup d’État qui a conduit à son élimination. Ce coup d’État n’était pas seulement un acte isolé ; il s’inscrivait dans une logique d’ingérence qui perdure. Cheevers, en compilant des documents déclassifiés et des témoignages, révèle comment des figures américaines influentes ont plaidé pour ce renversement, croyant naïvement que la chute de Diệm apporterait la paix. Ironiquement, cette décision a plongé le pays dans un cycle de violence sans fin.

Pourquoi ça dérange

Ce qui dérange le plus dans cette histoire, c’est l’aveuglement des décideurs. Alors que les Viet Cong gagnaient du terrain, les États-Unis, bercés par leur idéologie, ont choisi de fermer les yeux sur la réalité. Les partisans de Diệm au sein de l’administration, comme l’ambassadeur Nolting et le général Harkins, ont ignoré les signes avant-coureurs, persuadés que leur présence était bénéfique. Cette myopie est un écho des discours actuels sur l’interventionnisme américain, où l’on prétend que l’Amérique est là pour « faire le bien ».

Ce que ça révèle

Les événements de 1963 révèlent une contradiction fondamentale : le désir de changement de régime s’accompagne souvent d’un mépris flagrant pour les conséquences humaines. Les États-Unis, en cherchant à « changer le monde », se retrouvent piégés dans un cycle d’échecs. Les leçons du passé, pourtant évidentes, semblent se dissoudre dans l’obsession de pouvoir. En 2023, alors que des figures comme Donald Trump continuent de revendiquer une politique étrangère agressive, on peut s’interroger : qui sont les nouveaux McNamara et Bundy ?

Lecture satirique

Le comble de l’ironie réside dans le fait que les États-Unis, tout en condamnant les régimes autoritaires à l’étranger, n’hésitent pas à en soutenir d’autres, tant que cela sert leurs intérêts. La rhétorique politique actuelle, qui s’érige en défenseur des droits humains, semble souvent n’être qu’un vernis sur des intentions bien plus sombres. Que ce soit en Ukraine ou au Venezuela, les États-Unis se présentent comme des sauveurs tout en semant le chaos. Il est temps de se demander si cette approche n’est pas simplement une forme d’autodestruction déguisée.

À quoi s’attendre

Alors que l’histoire semble se répéter, il est crucial de « comparer » les discours d’hier et d’aujourd’hui. Les stratèges de Washington, toujours en quête de nouveaux terrains d’intervention, semblent ignorer les avertissements du passé. L’éventualité d’un nouvel échec retentissant est plus qu’une possibilité ; elle est presque garantie si nous ne prenons pas la peine de « réserver » un moment pour réfléchir aux conséquences de nos actions. L’avenir pourrait bien dépendre de notre capacité à anticiper les coûts réels de ces décisions, tant sur le plan humain qu’économique.

Sources

Source officielle

En définitive, l’assassinat de Diệm et ses conséquences tragiques ne sont pas qu’un chapitre du passé, mais un miroir déformant de notre présent. Si nous ne faisons pas face à ces vérités, nous risquons de devenir les architectes de notre propre désastre, encore une fois.

» Le « coup d’État de Kennedy » a marqué le début d’un cercle vicieux d’ingérences américaines
Source : www.les-crises.fr
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