L’ACNUSA salue les compagnies aériennes : un pas en avant, un vol en arrière pour l’écologie !
Le fait principal
L’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA) a publié son rapport annuel, révélant une baisse spectaculaire de 53 % des poursuites pour manquements aux règles environnementales par rapport à 2022. Un succès, selon l’ACNUSA, qui souligne l’appropriation des règles par les compagnies aériennes.
Ce qui s’est passé
En 2025, l’ACNUSA a engagé seulement 447 poursuites, un chiffre qui témoigne d’une nette amélioration par rapport aux 672 de 2024 et aux 944 de 2022. Cette diminution est attribuée à un dialogue renforcé et à des sanctions plus sévères, permettant de diviser par deux le nombre de poursuites en trois ans. Dans le même temps, les amendes ont atteint un montant record de 13 048 800 euros, résultant de 647 décisions rendues par le collège de l’ACNUSA.
Le contexte
Alors que les demandes de couvre-feu se multiplient, l’ACNUSA insiste sur le respect rigoureux des réglementations existantes pour répondre aux attentes des riverains sans nuire au dynamisme économique des territoires aéroportuaires. Le président Pierre Monzani, nommé en janvier 2025, a multiplié par trois le nombre de séances en mode juridiction, permettant ainsi de traiter un stock de dossiers qui avait atteint 780.
Les chiffres à retenir
- 447 poursuites engagées en 2025 (- 34 % vs 2024 ; – 53 % vs 2022)
- 13 048 800 € d’amendes correspondant à 647 décisions du collège – un niveau record
- 312 jours : délai moyen de traitement d’un dossier en 2025
Ce que cela révèle
Le discours de l’ACNUSA semble prometteur, mais les faits racontent une autre histoire. Les compagnies aériennes s’approprient les règles, mais à quel prix ? La question des nuisances nocturnes reste en suspens, alors que l’ACNUSA privilégie un dialogue exigeant plutôt que des contraintes réglementaires. Une approche qui, bien qu’optimiste, pourrait masquer une complaisance face aux véritables enjeux environnementaux.
En somme, le cercle vertueux prôné par Monzani pourrait bien ne rester qu’un vœu pieux si la réalité des nuisances ne s’améliore pas. Les riverains, eux, attendent toujours des actions concrètes plutôt que des promesses en l’air.
Ce qu’il faut retenir
Malgré une baisse des poursuites et des amendes record, la situation des nuisances aéroportuaires demeure délicate. L’ACNUSA pourrait bien se retrouver à jongler entre le respect des règles et la pression économique, laissant les riverains dans l’incertitude. Une dynamique à surveiller de près.
Source : ACNUSA
