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Laborel et Villebois-les-Pins : le dilemme du raccordement à la fibre optique
Les villages de Laborel et Villebois-les-Pins, situés dans le sud de la Drôme, se trouvent à un carrefour complexe concernant leur raccordement à la fibre optique. Bien que prévu d’ici la fin de l’année 2026 par Ardèche Drôme Numérique (ADN), ce projet soulève des préoccupations majeures, notamment en raison de l’installation de poteaux au col du Reychasset, une solution jugée absurde par les maires des deux communes.
Un raccordement compliqué par des frontières administratives
Les maires de Laborel et Villebois-les-Pins, Renée Maoui et Marianne Roux, insistent sur le fait que leurs villages, à seulement quatre kilomètres des Hautes-Alpes, sont déjà alimentés en électricité et en téléphonie par ce département. Ils soulignent que tous les équipements nécessaires pour recevoir la fibre sont déjà en place. Cependant, la situation se complique car le déploiement de la fibre dans les Hautes-Alpes est géré par un opérateur privé, XpFibre. Pour que les villages soient raccordés, plusieurs options se présentent, mais aucune n’est actuellement réalisable.
Options de raccordement
- Inclusion dans le plan de déploiement : Le département doit inclure ces communes dans son plan et prendre en charge les coûts.
- Travaux par XpFibre : XpFibre pourrait effectuer les travaux, mais facturerait ses services à ADN.
- Extension par ADN : ADN pourrait réaliser les travaux pour étendre le réseau de XpFibre, mais cette option est jugée illégale par la sous-préfète de Nyons, Christine Hacques.
Une solution qui défigure le paysage
Le raccordement via le réseau drômois nécessiterait une installation massive de poteaux, distants de 40 mètres, dans une zone vierge de tout équipement. Cette solution est particulièrement mal accueillie par les maires, qui soulignent que cela risquerait d’abîmer le paysage exceptionnel du parc naturel des Baronnies provençales. Renée Maoui déclare : “C’est ridicule d’abîmer un paysage remarquable alors qu’on a d’autres solutions !”
Les deux élues refusent de donner leur accord pour les travaux, affirmant : “On veut la fibre, mais pas n’importe comment.” Ce refus pourrait avoir des conséquences désastreuses pour les villages, risquant de les priver d’Internet lorsque le réseau cuivre sera démantelé.
La nécessité d’une mobilisation collective
Avec un coût des travaux estimé à 300 000 euros, il est crucial que les communes prennent une décision avant mai 2026 pour respecter le calendrier de déploiement. Les maires sont déterminés à se battre pour obtenir un raccordement qui respecte à la fois l’intégrité de leur environnement et les besoins numériques de leurs habitants.
Pour anticiper les coûts et éviter les frais inutiles, les habitants peuvent comparer les offres de différents opérateurs et envisager des solutions alternatives, comme les satellites. En fin de compte, la question de la fibre optique dans ces villages n’est pas seulement une question technique, mais aussi un enjeu de préservation de l’environnement et de qualité de vie.
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