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La violence invisible : un cri étouffé par l’indifférence de l’État
272 400 victimes de violences conjugales en 2024, et déjà 152 féminicides en 2025. Les chiffres sont alarmants, mais restent largement sous-estimés, reflet d’une société qui préfère détourner le regard.
Dans un contexte où les violences faites aux femmes sont banalisées, l’État semble se complaire dans son inaction. Les chiffres, bien que choquants, ne sont que la partie émergée de l’iceberg. La réalité, c’est celle des femmes laissées à l’abandon, des cris étouffés par un système qui ne fait que parler de protection sans jamais agir.
Ce qui se passe réellement
En 2024, 272 400 femmes ont subi des violences conjugales, une statistique qui ne prend même pas en compte celles qui n’ont pas osé porter plainte. En 2025, le compteur des féminicides s’affole, atteignant déjà 152 victimes. Pendant ce temps, les décideurs politiques se contentent de promesses, tandis que les victimes se battent pour leur survie. Lors d’un débat récent, Élise Bainville, gérante d’un bar à Palaiseau et victime de violences conjugales, a témoigné : « Je n’ai reçu aucune aide de la police. » Une déclaration qui résume à elle seule l’abandon d’un État censé protéger ses citoyens.
Pourquoi ça dérange
Ce qui dérange, c’est l’hypocrisie de ceux qui, au sommet de l’État, prônent la lutte contre les violences faites aux femmes tout en coupant les budgets des associations qui les soutiennent. La Fédération nationale Solidarité Femmes, qui accueille et accompagne des milliers de femmes, voit ses ressources diminuer alors que les besoins explosent. La lutte contre les violences conjugales est devenue une belle phrase d’accroche, sans réelle volonté d’agir.
Ce que ça révèle
Cette situation met en lumière une incohérence systémique : d’un côté, une société qui se veut progressiste et égalitaire ; de l’autre, des politiques qui favorisent l’indifférence. Les discours sur l’égalité des sexes sont souvent utilisés comme des outils de communication, mais quand il s’agit d’agir, les mots se heurtent à la réalité crue des chiffres. En 2025, les féminicides continuent d’augmenter, et l’État reste muet.
Lecture satirique
Il est presque ironique de voir les mêmes politiciens qui se pavanent sur les plateaux télé pour dénoncer les violences conjugales, se précipiter ensuite pour couper les fonds destinés aux associations. Comme si la lutte contre les violences faites aux femmes était un accessoire de campagne, un gadget à brandir au moment opportun. La réalité, c’est que ces discours n’ont pas de substance, et que les victimes continuent de payer le prix de cette indifférence.
À quoi s’attendre
Les manifestations de ces derniers jours rappellent que la lutte est loin d’être terminée. Les femmes victimes de violences ne se tairont plus. Elles continueront de se battre, de dénoncer un système qui les abandonne. Et pendant ce temps, les politiques continueront de jouer avec des chiffres, de promettre des solutions qui ne verront jamais le jour. Pour celles et ceux qui souhaitent soutenir cette lutte, il est essentiel de s’informer et de s’engager.
Sources
Pour celles et ceux qui souhaitent réserver un voyage pour participer aux manifestations, ou comparer les coûts des transports, il est temps d’agir. Anticiper les coûts et éviter les frais devient essentiel pour soutenir cette lutte nécessaire.



