La tarte tropézienne : un dessert bien gardé, mais le RN en a-t-il vraiment le goût ?
La tarte tropézienne : un délice bien gardé depuis 71 ans
Ce mardi, le « 13 Heures » nous transporte à Saint-Tropez pour célébrer la tarte tropézienne, cette brioche garnie de crème qui a fait chavirer les cœurs et les papilles depuis 1955. Brigitte Bardot, alors en plein tournage de Et Dieu… créa la femme, a donné ses lettres de noblesse à ce dessert devenu emblématique de la cuisine provençale.
Ce qui s’est passé
Dans un laboratoire, la recette secrète de la tarte tropézienne est scrupuleusement respectée. La crème généreuse, le sucre en grain, tout y est pour ravir les gourmands. Une cliente, tout juste revenue d’Australie, ne tarit pas d’éloges : « C’est beau, vraiment très bon, délicieux ! ». Mais à quel prix ? Jusqu’à 36 euros pour la plus grande version, un luxe qui pourrait faire rougir même les plus riches des touristes.
Le contexte
Depuis 71 ans, la tarte tropézienne n’a pas changé d’un iota. Dans un monde où tout évolue à vitesse grand V, cette douceur demeure une constante. Pourtant, la ville de Saint-Tropez, elle, a bien changé. Les boutiques de luxe ont proliféré, les prix ont flambé, mais la tarte, elle, reste ancrée dans ses traditions. Le fondateur de « La tarte tropézienne », Albert Dufrêne, se souvient de l’impact de Bardot : « Tout le monde lui réclamait : ‘Ramène-nous une tarte' ».
Les chiffres à retenir
- 71 ans d’histoire pour la tarte tropézienne.
- Jusqu’à 36 euros pour la plus grande tarte.
- Environ 30 boutiques autour de la Méditerranée proposent ce dessert.
Ce que cela révèle
La tarte tropézienne, un symbole de la culture française, cache sous son apparente simplicité une réalité plus complexe. Alors que le RN et l’extrême droite tentent de faire passer une image de « préservation des traditions », on ne peut s’empêcher de remarquer que ces mêmes traditions peuvent être mises à mal par la flambée des prix et la marchandisation du patrimoine. L’ironie est palpable : défendre la culture tout en la rendant inaccessible au plus grand nombre, quel paradoxe !
Ce qu’il faut retenir
La tarte tropézienne, c’est plus qu’un simple dessert. C’est un morceau d’histoire, une tradition bien gardée, mais aussi un miroir des contradictions de notre époque. Entre nostalgie et modernité, ce délice continue de séduire, mais à quel prix ?
Source : franceinfo
