Cadmium, PFAS, pesticides : «La santé environnementale n’est la priorité d’aucun ministère», déplore cette députée

La Santé Environnementale : Un Discours Enfumé, des Actes Évanescents

Les promesses d’un avenir sain se heurtent à des réalités polluées : le sommet « One Health » à Lyon, un joli vernis pour une politique de santé environnementale en déroute.

En avril dernier, Emmanuel Macron s’est pavané au sommet « One Health », vantant une politique internationale de santé environnementale. Mais derrière les discours lénifiants, les faits sont têtus. Le ministère de la Santé lui-même admet que les facteurs environnementaux évitables causent 1,4 million de décès par an en Europe. Pourtant, en France, la question de la santé environnementale est soigneusement mise sous le tapis, comme un vieux problème de plomberie qu’on préfère ignorer.

Ce qui se passe réellement

Le rapport de la députée Catherine Hervieu, fruit de dix-huit mois d’auditions, dénonce une inertie alarmante. Les recommandations s’accumulent, mais l’action publique reste désespérément absente. Prenons l’exemple des PFAS : leur dangerosité est reconnue, mais la redevance pour dépolluer n’est toujours pas en place. Résultat : on continue à gérer les conséquences plutôt qu’à prévenir les causes. Une politique de santé qui ressemble à un pompier pyromane, si ce n’est que les flammes sont bien réelles.

Pourquoi ça dérange

Ce décalage entre les paroles et les actes est non seulement dérangeant, mais il est aussi symptomatique d’une gouvernance qui privilégie les intérêts économiques à court terme. Les lobbys industriels, tels que ceux de l’agroalimentaire et de la chimie, ont des moyens colossaux pour influencer les décisions publiques. Ce phénomène ne fait qu’accroître la méfiance des citoyens, qui voient leur santé sacrifiée sur l’autel de la rentabilité. C’est un véritable déni démocratique, où les intérêts privés l’emportent sur l’intérêt général.

Ce que ça révèle

La santé environnementale est clairement une variable d’ajustement dans le grand jeu des priorités politiques. Les enjeux de compétitivité et d’emploi sont souvent brandis comme des excuses pour retarder l’action. Mais qu’en est-il des coûts à long terme ? Une personne de 40 ans atteinte d’un cancer généré par des pollutions environnementales, c’est un coût énorme pour la société. En somme, le « business as usual » est une stratégie à court terme qui finit par coûter cher à tout le monde.

Lecture satirique

Imaginez un monde où les politiques publiques prennent réellement en compte la santé environnementale. Cela ressemblerait à un rêve utopique, où les transports en commun sont développés pour réduire la pollution, où les agriculteurs sont rémunérés pour ne pas épandre de pesticides, et où le principe « pollueur-payeur » est appliqué avec rigueur. Malheureusement, dans la réalité, nous sommes coincés dans un cycle de promesses non tenues et d’inaction. C’est un peu comme réserver des vacances sans jamais partir — une belle illusion qui ne mène nulle part.

À quoi s’attendre

Si la tendance actuelle se poursuit, nous pouvons anticiper une aggravation des problèmes de santé liés à l’environnement. La recherche sur les effets sanitaires des pollutions est insuffisante, et les budgets alloués aux agences sanitaires stagnent, voire diminuent. Pour éviter les frais futurs liés à la santé publique, il est urgent de renforcer les moyens alloués à la recherche. Sinon, nous serons condamnés à vivre dans un monde où les maladies environnementales prolifèrent, pendant que les décideurs jouent les sourds.

Sources

Source officielle

Pour ceux qui souhaitent se déplacer, pourquoi ne pas réserver un voyage qui vous permettra de découvrir des initiatives environnementales à l’étranger ? Et si vous voulez comparer les coûts des déplacements pour anticiper les frais, c’est le moment !

Cadmium, PFAS, pesticides : «La santé environnementale n’est la priorité d’aucun ministère», déplore cette députée
Source : vert.eco
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