
Des déserts à la recherche d’eau : innovations et défis
Les déserts, souvent perçus comme des régions arides et inhospitalières, pourraient devenir des lieux de prospérité grâce à des technologies innovantes pour produire de l’eau. Alors que la dégradation des terres continue d’affecter environ 1 million de kilomètres carrés de terres fertiles chaque année, des chercheurs explorent des solutions pour transformer ces environnements.
Le professeur Yan Li, de l’Université normale de Pékin, souligne que la désertification est un processus où des terrains naturels deviennent de plus en plus arides. Les activités humaines, comme le surpâturage, jouent un rôle crucial dans cette transformation. En effet, lorsque le bétail consomme toute l’herbe, le sol se dégrade, ce qui modifie la réflectivité de la surface et empêche la formation de nuages.
Une étude récente propose que recouvrir 20 % du désert du Sahara de panneaux solaires et d’éoliennes pourrait potentiellement doubler les précipitations dans la région. Cependant, cette solution nécessiterait une superficie d’environ 2 millions de kilomètres carrés, un défi logistique majeur.
Parallèlement, dans le désert d’Atacama au Chili, des systèmes de collecte de brouillard permettent d’extraire de l’eau de l’air. Virginia Carter, géographe à l’Universidad Mayor, indique qu’en moyenne, deux litres d’eau peuvent être captés par mètre carré et par jour, une méthode qui pourrait être intégrée à des projets de culture hydroponique.
Le dessalement de l’eau de mer représente également une voie potentielle. Christopher Sansom, de l’université de Derby, développe des unités de dessalement alimentées par énergie solaire. Bien que cette technologie soit efficace, elle reste énergivore et produit une quantité importante de sel résiduel, nuisible à l’environnement.
Il est crucial de comprendre que les déserts, en tant que phénomènes naturels, ont leur propre écosystème. Les experts avertissent que tenter de verdir ces régions pourrait avoir des conséquences néfastes à long terme pour les populations locales et l’environnement.
Source : BBC News.
