
La louve capturée en Seine-Maritime relâchée dans les Alpes : des associations attaquent l’État en justice
Plusieurs associations de défense de l’environnement dénoncent « l’illégalité » des décisions prises par la préfecture de la Seine-Maritime après la capture accidentelle d’une louve dans le Pays de Bray dimanche 10 mai 2026. Une audience se déroule ce vendredi 15 mai devant le tribunal administratif de Rouen, mais l’animal a déjà été relâché ce vendredi matin dans les Alpes.
La louve, prise dans un piège à renard près de Saint-Pierre-des-Jonquières, a été transportée dans la nuit de jeudi à vendredi vers son nouveau lieu de relâchement. Les associations France Nature Environnement, le groupe Mamalogique normand et la Ligue pour la protection des oiseaux critiquent la gestion de cet incident par la préfecture. Bien qu’elles reconnaissent la nécessité d’une intervention rapide pour libérer la louve, elles s’opposent aux décisions prises par la suite, notamment le maintien en captivité de l’animal durant plus de 72 heures dans un parc animalier non habilité.
Dans un communiqué, elles affirment que « les décisions qui ont suivi ont, de manière incompréhensible, été prises en dehors de tout cadre légal et réglementaire approprié« . Elles soulignent également que le relâchement de la louve dans les Alpes, à plusieurs milliers de kilomètres de son lieu de capture, pourrait la mettre en danger en raison de risques tels que la désorientation et l’inadaptation à un nouvel environnement.
Le loup, étant une espèce protégée, est soumis à une législation spécifique, que les associations estiment non respectée. Elles ont donc décidé de saisir la justice administrative pour contester les actions de l’État.
Source : France 3 Régions




