« La jeunesse n’est pas l’avenir de la France, elle en est le présent, soutenons-la ! »

La Jeunesse : Acteur Clé de l’Engagement Citoyen

La jeunesse n’attend pas qu’on lui fasse confiance. Elle agit, déjà, maintenant. En France, chaque année, près d’un million d’élèves sont élus délégués de classe, défendant un programme et représentant leurs camarades face aux adultes. Entre 15 et 30 ans, un jeune sur deux donne de son temps à une association. La jeunesse ne se désintéresse pas du monde, elle s’y engage, souvent sans filet et sans reconnaissance.

Une politique publique volontariste doit amplifier cet élan, avant qu’il ne s’épuise dans l’indifférence institutionnelle. La jeunesse n’est pas l’avenir de la France, elle en est le présent. Il est donc essentiel de soutenir cet engagement, en créant une valorisation concrète et structurée des initiatives citoyennes dès le plus jeune âge.

Créons « une classe de l’engagement » au collège

D’abord, il faut reconnaître le statut de délégué de classe avec une attestation nationale d’engagement, certifiant les compétences développées : représentation, médiation, prise de parole, arbitrage collectif. Traiter l’engagement comme une discipline scolaire reconnue ancre cette compétence comme un socle commun à développer, quelle que soit l’orientation.

Chaque mandat (délégué, écodélégué, délégué au Conseil de la vie lycéenne…) serait enregistré dans le passeport citoyen de l’élève, retraçant son parcours d’engagement et mieux valorisé dans des dispositifs comme Parcoursup.

Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, instaurons « une classe de l’engagement » dès le collège, sur le modèle des classes sport-études ou des classes musique et arts. Cela permettrait de consacrer plusieurs heures par semaine à des projets citoyens : médiation entre pairs, actions solidaires, initiatives environnementales ou projets culturels à visée sociale.

Un plan national pour les juniors associations

Autre dispositif à renforcer : les juniors associations, qui permettent aux jeunes de 11 à 18 ans de monter et gérer des projets collectifs. Depuis 1998, plus de 50 000 jeunes y ont été accompagnés, et elles méritent un plan national, pas une survie artisanale.

Les bienfaits du service civique, quant à eux, ont fait leurs preuves en matière de cohésion sociale et d’engagement. Les dernières coupes budgétaires n’envoient pas un bon signal. La revalorisation de l’indemnisation du service civique est primordiale pour viser un doublement des volontaires.

La création d’un fonds interministériel « Excellence Engagement » serait un levier structurant de cette politique publique. Alimenté par des crédits publics et complété par des financements privés, il permettrait de donner une base pérenne à la filière.

Ce que la nation célèbre, elle le normalise

Pour valoriser l’engagement, instaurons un Festival national de l’engagement, organisé chaque année le 5 juillet, date de la loi fixant le passage de la majorité de 21 à 18 ans. Ce rendez-vous serait décliné en région avec des assises de délégués et des concours d’initiatives étudiantes.

Ajoutons, pourquoi pas, une Journée nationale de la motivation, de la confiance et de l’estime de soi. Cela rappellerait que l’éducation n’a pas seulement pour rôle de transmettre des connaissances, mais aussi de renforcer les ressources intérieures qui permettent à chacun de s’engager.

Des filières d’intérêt général pour les diplômés des grandes écoles

Enfin, parce que l’avenir de nos modèles économiques passe par de nouveaux dirigeants porteurs de sens, cessons de rendre synonymes carrières d’intérêt général et sacrifices financiers. Rehaussons les salaires des métiers au service de l’intérêt général et créons des filières d’intérêt général pour les diplômés des grandes écoles.

Lançons le Pacte d’engagement d’intérêt général (PEIG) : il s’agirait d’offrir une bourse, un complément de rémunération pour compenser jusqu’à 80 % l’écart avec les salaires de référence dans le secteur privé. Ce pacte inciterait les jeunes diplômés à consacrer les trois premières années de leur vie professionnelle à des organisations labellisées PEIG.

Le fonds serait financé par l’État, des entreprises et des écoles, garantissant ainsi transparence et équité. Les désirs d’engagement ne manquent pas.

Encourageons-les avec une politique publique innovante !


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