Les causes de la goutte en Polynésie seraient liées à la génétique plutôt qu'à l'alimentation

Les causes de la goutte en Polynésie : un facteur génétique prépondérant

Les chiffres interpellent. En France, la prévalence de la goutte est d’environ 1 % de la population. En revanche, en Polynésie, une étude récente révèle que ce chiffre atteint 26 %, un record mondial. Cette maladie, souvent associée à l’alimentation, touche également les jeunes : des cas de goutte sont observés chez des personnes de 20 à 30 ans, alors qu’ailleurs dans le monde, elle se manifeste généralement entre 50 et 60 ans, avec une incidence plus élevée chez les hommes.

« Vraiment, la cause principale, c’est la génétique », explique Sarah Lebraon Von Baeyer, chercheuse impliquée dans cette étude. « Maintenant, nous savons, grâce à des recherches récentes, que ce sont des variants génétiques qui causent principalement la goutte. »

Selon l’étude, l’alimentation joue un rôle secondaire, n’agissant que chez les personnes déjà génétiquement prédisposées. « On pense souvent que la goutte est liée à ce que l’on mange ou boit. Bien que cela puisse déclencher des crises, à la base, c’est génétique », souligne-t-elle.

Une crise de goutte se manifeste généralement par une douleur intense au gros orteil, mais peut également affecter d’autres articulations, comme celles de la jambe ou du coude. Cette douleur est causée par des cristaux d’acide urique qui se forment dans les articulations lorsque son taux sanguin devient trop élevé.

Pour prévenir la goutte, la chercheuse recommande de consulter un médecin pour un bilan sanguin afin de connaître son taux d’acide urique. « Souvent, on ne sait pas que l’on a un taux élevé avant de faire une crise », précise-t-elle.

Bien qu’il n’existe pas de guérison définitive, un traitement efficace est disponible. L’allopurinol, un médicament utilisé depuis des années, est généralement prescrit pour contrôler la maladie. Il est crucial de suivre ce traitement quotidiennement, même en l’absence de douleur, pour éviter des rechutes et des complications à long terme, telles que des dépôts de cristaux visibles sous la peau ou des calculs rénaux.

L’étude, qui a suivi des participants d’une première recherche menée en 2021, a mis en lumière l’augmentation significative des cas de goutte au cours des cinq dernières années, soulignant ainsi l’importance du dépistage.

Source : La1ere.franceinfo.fr

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