
Table Of Content
La France, entre hypocrisie et déni : l’abstention qui choque
Le 27 mars 2026, la France a brillé par son absence lors du vote aux Nations Unies, s’abstenant de reconnaître l’esclavage comme « le plus grave crime contre l’humanité ». Une décision qui a suscité l’indignation des parlementaires ultramarins, révélant une fracture béante entre les discours et les actes.
Dans un monde où les luttes pour la mémoire et la justice se heurtent à des intérêts politiques, la France a choisi de se draper dans le silence. Ce choix, loin d’être anodin, en dit long sur l’état d’esprit d’une nation qui prétend être à l’avant-garde des droits humains tout en reniant son passé colonial. Les élus de Guadeloupe, Martinique et Guyane ne s’y sont pas trompés, dénonçant un « signal profondément incompréhensible » qui contredit l’héritage législatif de la loi Taubira de 2001.
Ce qui se passe réellement
La résolution, soutenue par le Ghana et adoptée par 123 voix pour, 3 contre et 52 abstentions, n’est pas qu’un simple texte. Elle représente un acte politique et mémoriel majeur, visant à ouvrir un dialogue international sur les conséquences durables de l’esclavage. Pourtant, la France, en choisissant de s’abstenir, a non seulement affaibli sa crédibilité, mais a aussi trahi les luttes mémorielles des peuples ultramarins.
Pourquoi ça dérange
Cette abstention est symptomatique d’une attitude paternaliste et condescendante envers les territoires d’outre-mer. Les parlementaires ont raison de parler de « recul » et de « refus de reconnaissance pleine et entière ». En évitant de se positionner, la France envoie un message clair : l’histoire de l’esclavage, bien qu’elle soit un chapitre sombre de son passé, reste un sujet tabou, à éviter pour ne pas froisser les susceptibilités.
Ce que ça révèle
Ce déni n’est pas qu’une question de politique extérieure, mais un reflet des tensions internes au sein de la République. Les élus ultramarins, en appelant à une réintégration de la Guyane dans la liste des territoires non autonomes, mettent en lumière une réalité : la décolonisation est loin d’être achevée. La France, en s’abstenant, montre qu’elle préfère ignorer les conséquences de son passé plutôt que de les affronter.
Lecture satirique
Imaginez un instant que la France, au lieu de s’abstenir, ait choisi de soutenir cette résolution. Cela aurait pu être un acte de rédemption, un pas vers une véritable réconciliation. Mais non, la France préfère jouer les équilibristes, jonglant entre son image de défenseur des droits humains et son passé colonial. Un numéro de cirque qui ne fait rire que ceux qui ne sont pas concernés.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est probable que cette abstention alimentera les discours des nationalistes et des ultraconservateurs, qui se délectent de la division entre la métropole et les territoires d’outre-mer. La France devra tôt ou tard faire face à ses contradictions, mais pour l’instant, elle choisit le confort du silence. En attendant, les luttes pour la mémoire et la justice continueront de résonner, défiant l’indifférence des puissants.
Sources
Pour ceux qui souhaitent explorer davantage les enjeux de la mémoire et de la justice, n’hésitez pas à consulter des ressources sur le voyage et la culture, comme Booking.com pour vos séjours, ou GetYourGuide pour des activités enrichissantes.


