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La France, entre déni et incohérence : l’abstention qui dérange
Le 25 mars, les Nations unies ont adopté une résolution sur la traite transatlantique et l’esclavage, mais la France a choisi de s’abstenir. Ce choix, loin d’être anodin, révèle un malaise politique et mémoriel qui mérite d’être décortiqué.
La France, terre des droits de l’homme, s’est abstenue de voter sur une résolution qui ne devrait pas faire débat. Ce silence assourdissant est révélateur d’une stratégie politique qui oscille entre l’oubli et l’auto-justification. La question est : pourquoi ce flou ?
Ce qui se passe réellement
L’abstention française n’est pas simplement une question de droit international, mais un reflet d’une mémoire collective troublée. Le pays, qui a longtemps été un acteur majeur de la traite négrière, se retrouve piégé dans un dilemme moral. En choisissant de ne pas se positionner, la France tente de préserver son image tout en évitant d’affronter son passé. C’est une danse macabre entre l’hypocrisie et l’ignorance.
Pourquoi ça dérange
Cette abstention est symptomatique d’une gêne plus profonde. Elle met en lumière les tensions au sein de la société française, où les discours sur l’identité nationale et l’héritage colonial s’affrontent. Alors que certains veulent tourner la page, d’autres rappellent que l’histoire ne se réécrit pas à coup de décrets. Le Rassemblement National, par exemple, s’illustre dans cette logique d’oubli sélectif, alors que le passé colonial continue d’affecter les relations sociales et politiques.
Ce que ça révèle
La position de la France sur cette question révèle une incohérence systémique. Comment peut-on parler de droits humains tout en éludant les conséquences de son propre passé ? Cette hypocrisie est d’autant plus criante dans un contexte où les discours de l’extrême droite sur la « décadence » des valeurs républicaines sont de plus en plus présents. En choisissant de s’abstenir, la France envoie un message clair : certaines vérités sont trop difficiles à affronter.
Lecture satirique
Imaginons un instant que la France soit un personnage de théâtre. Elle serait ce comédien talentueux, capable de jouer le rôle du défenseur des droits, tout en maintenant un pied dans l’ombre de son passé. Les applaudissements résonnent, mais les spectateurs savent que le masque est fissuré. La comédie tragique de l’abstention est un acte de bravoure… ou de lâcheté ? Chacun se fera son opinion, mais il est indéniable que le rideau ne doit pas tomber sans avoir confronté la réalité.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est essentiel d’anticiper les coûts de cette abstention. Les débats sur l’identité nationale, la mémoire coloniale et la responsabilité de l’État vont se poursuivre. La France devra choisir : continuer à éviter les frais d’une confrontation historique ou embrasser pleinement son passé pour construire un avenir plus juste. Pour les citoyens, il est temps de comparer les discours et les actions, afin de ne pas se laisser berner par des promesses vides.
Sources
Pour ceux qui souhaitent réserver un voyage vers les lieux de mémoire, ou comparer les options de transport, il est temps d’agir. Anticiper les coûts d’une réflexion sérieuse sur notre histoire pourrait s’avérer plus bénéfique que d’éviter les frais de l’oubli.


