Ferroviaire : les « sans-trains » réclament une loi de programmation ambitieuse

La France à l’arrêt : quand le train devient un luxe

Des milliers de kilomètres de rails abandonnés, des lignes fermées, et des usagers contraints de se battre pour un service public qui s’effondre. La colère gronde.

Cette semaine, le Sénat s’apprête à examiner une loi-cadre sur le financement des transports, mais les véritables acteurs de cette tragédie ferroviaire, les usagers, sont déjà en colère. Ils se sont levés aux aurores, affrontant le froid et l’indifférence, pour faire entendre leur voix. « Quand vous habitez en territoire isolé, vous êtes obligé d’anticiper en permanence vos trajets », témoigne Delphine Cabelguenne, co-présidente d’une association qui défend la relance des trains entre Clermont-Ferrand et Saint-Etienne. Une réalité que le gouvernement semble ignorer, préférant s’accrocher à des promesses vides.

Ce qui se passe réellement

Le 14 avril, une cinquantaine de personnes, représentant 37 collectifs locaux, se sont rassemblées sous la bannière « La Colère des sans-trains » devant le jardin du Luxembourg. Leur message est clair : « Il nous faut des financements d’urgence pour les petites lignes qui ferment les unes après les autres ! » Mais la réponse du gouvernement est tout autre. Au lieu de mesures immédiates, il propose d’attendre jusqu’en 2030 pour mobiliser des financements. Une attente insupportable pour ceux qui dépendent de ces lignes pour leur quotidien.

Pourquoi ça dérange

La loi-cadre sur le développement et le financement des infrastructures, qui devrait ouvrir la voie à des financements via les péages autoroutiers, est perçue comme une farce. « Nous voulons une loi de programmation dotée de financements, qui nous permette d’avoir une vision à dix ans de ce qu’on veut faire pour le ferroviaire », s’insurge Bernard Peuch, porte-parole des « sans-trains ». La réalité est que les promesses de financement ne seront effectives qu’à partir de 2032, laissant les usagers dans une situation précaire, coincés entre l’absence de trains et l’ineptie d’un gouvernement qui préfère investir dans des infrastructures routières.

Ce que ça révèle

Cette situation met en lumière une contradiction systémique : d’un côté, un gouvernement qui prône la transition écologique et la nécessité de développer les transports en commun, et de l’autre, une politique qui privilégie les autoroutes et l’automobile. Les petites lignes, essentielles pour des territoires souvent oubliés, sont sacrifiées sur l’autel de l’ultra-libéralisme. Ce décalage entre discours et actions est révélateur d’une incapacité à penser le transport public comme un bien commun.

Lecture satirique

Imaginez un monde où le train devient un luxe réservé à une élite, tandis que les autres doivent se contenter de bus surchargés ou de voitures polluantes. C’est le futur que nous prépare notre gouvernement. En attendant, les usagers se battent avec des drapeaux, des slogans et une détermination qui frôle le désespoir. Peut-être qu’un jour, ils seront entendus, mais pour l’instant, ils sont juste des « sans-trains » dans un monde qui avance à toute vitesse… sur l’autoroute.

À quoi s’attendre

Si rien ne change, nous pouvons nous attendre à une France où les lignes de train se réduisent comme peau de chagrin, où les territoires isolés deviennent des déserts de mobilité. Les usagers devront continuer à se battre pour un service public qui devrait être un droit, et non un privilège. Alors, que faire ? Peut-être envisager un voyage en train pour voir par soi-même l’état des lieux ? Réservez votre billet ici et faites entendre votre voix.

Sources

Source officielle

Ferroviaire : les « sans-trains » réclament une loi de programmation ambitieuse
Source : www.latribune.fr
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