Société. Sept ans après la loi anti-fessée, un quart des parents la jugent encore efficace et acceptable

La fessée : un vestige éducatif qui refuse de disparaître

Sept ans après la loi « anti-fessée », un quart des parents la jugent encore acceptable, révélant une inquiétante banalisation des violences éducatives. Quelles conséquences pour notre société ?

La France, pays des droits de l’homme, semble encore hésiter entre la pédagogie et la violence. La loi du 10 juillet 2019, qui a inscrit dans le code civil l’interdiction de toute forme de violence physique ou psychologique dans l’exercice de l’autorité parentale, n’a pas suffi à éradiquer les pratiques de fessée. Le dernier baromètre de la Fondation pour l’enfance nous rappelle, avec une froideur glaçante, que 25 % des parents estiment que la fessée est une méthode efficace pour éduquer un enfant.

Ce qui se passe réellement

Les chiffres sont sans appel : 32 % des parents jugent que certaines punitions corporelles sont nécessaires pour éduquer. En d’autres termes, la violence éducative ordinaire (VEO) persiste dans un contexte où le discours politique prône la bienveillance parentale. Comment expliquer ce décalage entre les lois et la réalité ? La légitimation de ces pratiques comme outils pédagogiques continue de se frayer un chemin dans les esprits, malgré les avancées législatives.

Pourquoi ça dérange

Cette persistance des VEO soulève des questions fondamentales sur notre société. Pourquoi, alors que la loi interdit clairement ces pratiques, un parent sur quatre continue-t-il de les juger acceptables ? Cela révèle une profonde contradiction dans notre culture éducative, où les discours progressistes se heurtent à des mentalités ancrées. En fait, la fessée devient un symbole d’un conservatisme éducatif, une réminiscence d’un temps où la violence était considérée comme un moyen d’enseigner le respect.

Ce que ça révèle

Le fait que 83 % des parents rapportent avoir eu recours à au moins une forme de violence verbale ou psychologique au cours de l’année écoulée montre une banalisation inquiétante de la violence dans le cadre familial. Cela interroge non seulement la responsabilité individuelle des parents, mais aussi la responsabilité collective de notre société à éduquer et à sensibiliser. Que dire de ceux qui, comme Jordan Bardella ou Marine Le Pen, défendent des valeurs ultraconservatrices qui légitiment ce type de pratiques ?

Lecture satirique

Il est presque comique de constater que, dans un monde où l’on prône l’éducation positive, des parents continuent de croire que « taper sur la main » est un acte éducatif. C’est comme si, après avoir interdit le tabac, on encourageait encore les enfants à fumer « pour leur santé » ! La fessée, au même titre que les discours populistes, semble être une méthode d’éducation qui ne veut pas mourir. Peut-être que les prochains débats législatifs devraient inclure des propositions pour « comparer » les méthodes éducatives à l’échelle internationale, afin d’« anticiper les coûts » sociaux de ces violences ordinaires.

À quoi s’attendre

Si cette situation perdure, nous risquons de voir une génération grandir dans un environnement où la violence est normalisée. Il est impératif de « réserver » des ressources éducatives pour lutter contre ces pratiques et « éviter les frais » d’une société qui se complaît dans ses contradictions. Pour ceux qui souhaitent voyager vers un avenir sans violence éducative, il est temps de prendre position, de s’informer et de s’engager.

Sources

Source officielle

Société. Sept ans après la loi anti-fessée, un quart des parents la jugent encore efficace et acceptable
Source : www.dna.fr
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