Une semaine après la découverte d’un garçon de 9 ans séquestré dans une camionnette à Hagenbach (Haut-Rhin), de nombreuses questions se posent, et notamment comment l’enfant a pu disparaître ainsi, pendant un an et demi, sans que personne ne s’en inquiète.

Une semaine après la découverte d’un garçon de 9 ans séquestré dans une camionnette à Hagenbach (Haut-Rhin), de nombreuses questions se posent, et notamment comment l’enfant a pu disparaître ainsi, pendant un an et demi, sans que personne ne s’en inquiète. C’est après le signalement d’une voisine qui a entendu des cris, lundi 6 avril dernier, que le garçonnet a été découvert nu et dénutri sur un tas de déchets et entouré d’excréments dans la camionnette de son père, à quelques mètres du domicile où ce dernier vivait avec sa compagne et les deux filles de ce couple recomposé.

Le père placé en détention provisoire pour un an

Le père, âgé de 43 ans, a été placé ce lundi en détention provisoire pour un an. Cet électricien dit avoir « pleinement conscience des faits qui lui sont reprochés« , selon son avocate. Il a été mis en examen pour « séquestration aggravée et privation de soins« , selon le parquet de Mulhouse. Quant à sa compagne de 37 ans, elle nie avoir su que l’enfant, qui n’est pas son fils, était enfermé dans la camionnette. La trentenaire propose sur internet des prestations « d’accompagnement au quotidien » pour personnes âgées ou isolées, mais également des séances de « voyance et guidance« .

Ensemble, le père et sa compagne ont fondé une petite société de vente de bonbons par correspondance, Les petites gourmandises, qui, selon son site internet, entend « partager des douceurs et raviver les souvenirs d’enfance à travers des saveurs intemporelles« . La belle-mère a été placée sous contrôle judiciaire et mise en examen pour « non-assistance à mineur de moins de 15 ans en danger et non-dénonciation de mauvais traitements, privations, agressions ou atteintes sexuelles« . L’enfant a raconté aux enquêteurs que la compagne de son père voulait le placer en hôpital psychiatrique et que son père l’avait enfermé « pour ne pas l’interner« .

Aucune alerte de la part de l’Éducation nationale

L’absence d’alerte de la part du système scolaire sera l’une des questions que la justice va chercher à examiner. D’après les premiers éléments fournis par le procureur, le petit garçon a été scolarisé normalement en CP en 2023/2024 à Mulhouse. Puis la famille, au moment de déménager à Hagenbach, l’a désinscrit en assurant qu’il serait scolarisé ailleurs, ce qui n’a pas été le cas. Pourtant, les parents doivent inscrire leur enfant dans une nouvelle école « dans les huit jours« , en passant par la mairie du nouveau domicile, rappelle le rectorat de Strasbourg dans un communiqué envoyé à ICI Alsace. Aucun système centralisé n’existe pour déclencher une alarme en cas de disparition d’un enfant, sauf si la famille est suivie par les services sociaux, ce qui n’était pas le cas.

À ce sujet, la haute-commissaire à l’Enfance a déclaré dans une interview au Parisien que le gouvernement mène « des travaux » pour améliorer la transmission d’informations afin de s’assurer qu’un enfant est bien scolarisé après un déménagement. Dans ces moments-là, il y a « toujours des risques« , a indiqué Sarah El Haïry.

Les associations de défense des enfants se mobilisent, Innocence en danger va se porter partie civile. « Comment un enfant a pu disparaître dans la nature pendant toute une année, ça paraît invraisemblable« , s’indigne Mathias Darmon, l’un des avocats de l’association. Il dénonce « des failles du côté de l’Education nationale » et « une omerta du côté de la famille« .

Dans cette affaire, la mère du garçon a porté plainte. À l’été 2024, elle faisait part sur son profil Facebook de sa souffrance d’être privée de tout contact avec ses enfants. « Je vis un enfer, mon cœur de maman pleure chaque jour un peu plus« , a-t-elle écrit alors dans un message public mais à destination de son ancien compagnon. On ne connaît pas les détails concernant son droit de garde. « Au-delà de la maman, comment est-ce possible que des oncles, des cousins ne se soucient pas du sort de cet enfant, ça paraît fou« , ajoute l’avocat d’Innocence en danger, qui milite pour une reconnaissance des droits de l’enfant pleine et entière.

Ce lundi soir, le ministre de l’Education a annoncé avoir lancé une enquête administrative. « On a besoin d’expliquer pourquoi personne n’a été en mesure de le repérer » et « éventuellement« , de « changer les pratiques » de « notre système » si on constate des défaillances, a déclaré Edouard Geffray. Des conclusions de cette enquête sont attendues « dans les six semaines« , selon le ministre.

La Disparition d’un Enfant : Un Silence Assourdissant à Hagenbach

Un garçon de 9 ans séquestré pendant un an et demi, et personne ne s’en est inquiété ? La réalité dépasse la fiction.

Une semaine après la découverte d’un garçon de 9 ans séquestré dans une camionnette à Hagenbach, de nombreuses questions se posent, et notamment comment l’enfant a pu disparaître ainsi, pendant un an et demi, sans que personne ne s’en inquiète. C’est après le signalement d’une voisine qui a entendu des cris, lundi 6 avril dernier, que le garçonnet a été découvert nu et dénutri sur un tas de déchets et entouré d’excréments dans la camionnette de son père, à quelques mètres du domicile où ce dernier vivait avec sa compagne et les deux filles de ce couple recomposé.

Ce qui se passe réellement

Le père, âgé de 43 ans, a été placé ce lundi en détention provisoire pour un an. Cet électricien dit avoir « pleinement conscience des faits qui lui sont reprochés« , selon son avocate. Il a été mis en examen pour « séquestration aggravée et privation de soins« . Sa compagne de 37 ans, qui nie avoir su que l’enfant était enfermé, propose des prestations de « d’accompagnement au quotidien » pour personnes âgées, mais aussi des séances de « voyance et guidance« .

Ensemble, ils ont fondé une petite société de vente de bonbons par correspondance, Les petites gourmandises, qui prétend « partager des douceurs et raviver les souvenirs d’enfance« . Pendant ce temps, l’enfant a raconté aux enquêteurs que la compagne de son père voulait le placer en hôpital psychiatrique, et que son père l’avait enfermé « pour ne pas l’interner« .

Aucune alerte de la part de l’Éducation nationale

L’absence d’alerte de la part du système scolaire sera l’une des questions que la justice va examiner. Le petit garçon a été scolarisé normalement en CP en 2023/2024 à Mulhouse, mais la famille l’a désinscrit en promettant qu’il serait scolarisé ailleurs, ce qui n’a pas été le cas. Pourtant, les parents doivent inscrire leur enfant dans une nouvelle école « dans les huit jours« , rappelle le rectorat de Strasbourg. Aucun système centralisé n’existe pour déclencher une alarme en cas de disparition d’un enfant, sauf si la famille est suivie par les services sociaux, ce qui n’était pas le cas.

La haute-commissaire à l’Enfance a déclaré que le gouvernement mène « des travaux » pour améliorer la transmission d’informations afin de s’assurer qu’un enfant est bien scolarisé après un déménagement. Mais, comme le souligne Sarah El Haïry, « il y a toujours des risques« .

Pourquoi cela dérange

Ce silence assourdissant autour de la disparition de cet enfant soulève des incohérences et des absurdités. Comment un enfant peut-il disparaître sans que ses proches, ses enseignants ou même ses voisins ne s’en préoccupent ? Cela met en lumière une omerta familiale et des failles criantes dans le système éducatif.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette affaire sont désastreuses. Non seulement un enfant a été laissé à l’abandon, mais cela remet en question la responsabilité des institutions censées protéger les plus vulnérables. Les associations de défense des enfants, comme Innocence en danger, se mobilisent et vont se porter partie civile. « Comment un enfant a pu disparaître dans la nature pendant toute une année, ça paraît invraisemblable« , s’indigne Mathias Darmon, avocat de l’association.

Lecture satirique

Dans un monde où les promesses de sécurité et de protection des enfants sont souvent brandies par les politiques, cette affaire est un cruel rappel que la réalité est souvent bien éloignée des discours. Les promesses de vigilance et de suivi se heurtent à une réalité où un enfant peut être oublié dans une camionnette, à quelques mètres de son domicile. La contradiction est frappante : d’un côté, des discours rassurants sur la protection de l’enfance, de l’autre, un système qui laisse passer des signaux d’alarme évidents.

Effet miroir international

Ce cas rappelle les dérives autoritaires et les politiques ultraconservatrices à l’échelle mondiale, où les droits des enfants sont souvent relégués au second plan. Que ce soit aux États-Unis, en Russie ou ailleurs, la négligence des institutions face aux abus est un problème récurrent. La question se pose : jusqu’où peut-on tolérer l’indifférence ?

À quoi s’attendre

Les conclusions de l’enquête administrative lancée par le ministre de l’Éducation, Edouard Geffray, sont attendues dans les six semaines. Espérons qu’elles ne seront pas qu’une simple formalité, mais un véritable appel à l’action pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.

Sources

Source : www.francebleu.fr

Hagenbach : comment un enfant de 9 ans a-t-il pu disparaître pendant plus d'un an sans que personne ne le signale ? - ICI
Visuel — Source : www.francebleu.fr
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