EN IMAGES. Cité Henri IV à Pointe-à-Pitre : démolition du dernier bâtiment et

La démolition de la cité Henry IV : entre nostalgie et renouveau

C’est une page d’histoire qui se tourne à Pointe-à-Pitre : la cité Henry IV n’aura plus jamais son visage d’antan, celui d’un quartier populaire où tous les résidents se connaissent et s’entraident. Ce lundi matin, les habitants ont assisté avec émotion aux premiers coups de pelle mécanique, marquant le début de la démolition de la Barre AB, dernier vestige de cette cité emblématique.

Un lieu de vie en mutation

Construit dans les années 60, ce bâtiment laisse place à un vaste chantier de rénovation urbaine. La phase actuelle de démolition, qui suit celle de désamiantage, devrait s’étendre sur plusieurs mois avant que la reconstruction ne débute. Pour certains résidents, ce n’est pas simplement du béton qui disparaît, mais le décor d’une vie entière. Liliane, ancienne résidente, exprime ce sentiment : « Ça fait vraiment un pincement au cœur. À chaque fois que je passe là, je dis bonjour à mon immeuble, bonjour à ma mère, qui est au cimetière juste en face. Tout va changer, on ne reconnaît plus le quartier. »

Les souvenirs affluent, comme en témoignent d’autres anciens habitants. Grégory se souvient des mamies en difficulté, et Nadine évoque les moments passés à jouer dans le quartier. Ce sentiment de nostalgie est partagé dans les rues adjacentes. Bien que la nécessité de moderniser le quartier soit acceptée, l’attente des riverains est teintée d’une certaine vigilance.

Redonner de l’attractivité à Pointe-à-Pitre

La mairie de Pointe-à-Pitre a entendu ces attentes citoyennes. Selon Harry Durimel, maire de la ville, cette démolition est le point de bascule nécessaire pour redonner de l’attractivité à la commune. « Ce n’est pas juste faire tomber les murs, c’est ouvrir les portes d’un avenir meilleur pour les Pointois, avec plus de possibilités de faire du commerce, d’avoir des loisirs », explique-t-il.

Pour la Société immobilière de Guadeloupe (SIG), l’enjeu est de prévoir une reconstruction basée sur des énergies renouvelables, rendant ainsi les logements moins coûteux pour les locataires. Olivier Bajard, président de la SIG, souligne l’importance de créer des logements modernes et durables : « Des logements modernes, qui répondent à des normes plus d’actualité, à la fois antisismiques et économes en énergie. »

La mémoire de la cité Henry IV, avec son esprit de transmission, continuera de vivre, même lorsque le nouveau visage promis aux habitants sera réalisé. D’autres quartiers ont connu le même sort ces dernières années, témoignant d’un mouvement plus large de transformation urbaine.

Pour ceux qui souhaitent découvrir les opportunités de logement à Pointe-à-Pitre, il est essentiel de comparer les offres disponibles et anticiper les coûts afin d’éviter les frais inutiles. Que ce soit pour réserver un logement ou explorer des options de transport, des plateformes comme Booking ou Kiwi peuvent s’avérer utiles.

La transformation de Pointe-à-Pitre est un processus complexe, mêlant nostalgie et espoir d’un avenir meilleur pour ses habitants.

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