:quality(80)/outremer%2F2026%2F02%2F28%2Fplanche-de-martinique-la-1ere-4-69a361741fed0352788661.png)
Table Of Content
La Christophine à prix cassé : une aubaine ou un mirage ?
Le Morne-Rouge se transforme en champ de bataille pour des légumes à prix dérisoires, révélant les contradictions d’un système agricole à bout de souffle.
Ce samedi 28 février, les clients affluent pour mettre la main sur des christophines à 70 centimes le kilo. Une offre alléchante, mais à quel prix pour les producteurs ?
Ce qui se passe réellement
Huit tonnes de christophines doivent être écoulées en deux jours, et les bâchés sont pris d’assaut. Les agriculteurs, tels que Pétula Limier, témoignent de l’afflux inattendu de consommateurs, mais derrière cette euphorie, se cache une réalité inquiétante : à ce tarif, la rentabilité est un lointain souvenir. « 70 centimes le kilo, ce n’est pas rentable », déclare-t-elle, soulignant que la baisse des prix est un sacrifice nécessaire pour écouler la production.
Pourquoi ça dérange
La situation met en lumière une problématique systémique : les coûts des intrants et de la main-d’œuvre explosent, tandis que les producteurs doivent brader leur récolte. Lucienne Page, présidente de l’association DIPA, dénonce les marges exorbitantes des revendeurs qui achètent à des prix dérisoires, laissant les agriculteurs dans une précarité insupportable. « Celui qui revend propose les christophines à 20 centimes le kilo. Nous, à ce prix-là, c’est presque rien », s’insurge-t-elle.
Ce que ça révèle
Cette situation n’est pas qu’un simple problème local ; elle illustre un échec systémique des politiques agricoles. Les agriculteurs, au lieu d’être soutenus, se retrouvent piégés dans un cycle infernal où les prix bas des intermédiaires dictent leur survie. Pendant ce temps, les supermarchés n’hésitent pas à vendre ces mêmes légumes à des prix exorbitants, jusqu’à 3 euros le kilo. Une hypocrisie qui ne choque plus personne.
Lecture satirique
Dans un monde où l’on célèbre la consommation responsable, la réalité est tout autre. Les consommateurs, en quête de bonnes affaires, se précipitent pour « faire le plein » de légumes, sans se soucier des conditions dans lesquelles ils sont produits. « C’est raisonnable, 70 centimes », s’exclame une passante, ignorant que ce prix est le reflet d’une exploitation sournoise. Pendant que certains se régalent de gratins de christophines, les agriculteurs se battent pour leur survie.
À quoi s’attendre
Alors que la saison de la christophine ne fait que commencer, les producteurs doivent anticiper les coûts et éviter les frais inutiles, tout en espérant que les consommateurs réaliseront que leur choix de soutenir les agriculteurs locaux est bien plus qu’une simple question de prix. Pour ceux qui cherchent à réserver leurs vacances tout en soutenant l’économie locale, il est temps de comparer les offres de transport et de planifier intelligemment.
Sources
:quality(80)/outremer%2F2026%2F02%2F28%2Fplanche-de-martinique-la-1ere-4-69a361741fed0352788661.png)

