La Chine poursuit ses lancements de fusées, affectant la qualité de l’air des villageois.
La Chine lance encore ses fusées au-dessus de ses campagnes : ce que respirent les villageois
Un grondement sourd déchire le ciel, puis un nuage orangé se répand lentement au-dessus des toits d’un village chinois. Ce spectacle, aussi impressionnant qu’inquiétant, s’est reproduit à plusieurs reprises ces dernières années dans les campagnes reculées de l’empire du Milieu. Derrière chaque lancement réussi d’une fusée Longue Marche se cache une réalité que Pékin préfère ne pas trop médiatiser : celle d’un carburant toxique qui retombe, littéralement, sur la tête de ses propres citoyens.
Contexte factuel
Les fusées Longue Marche 2, 3 et 4 utilisent des ergols toxiques hérités de la guerre froide, tels que l’UDMH et le peroxyde d’azote, dont les retombées près des zones habitées ont provoqué des évacuations, comme observé en 2023 dans le Hunan et récemment dans le Guizhou. Ce risque est accru par l’implantation des bases de lancement chinoises en plein continent, contrairement aux autres puissances spatiales qui privilégient des sites côtiers pour des retombées en mer.
Données et statistiques
Depuis des décennies, les fusées Longue Marche décollent depuis des bases situées en plein cœur du continent, et leurs étages usagés s’écrasent régulièrement près de zones habitées. La famille Longue Marche 2, dérivée directement d’un ancien missile balistique intercontinental, reste à ce jour le lanceur le plus utilisé par Pékin, avec plus de 120 lancements recensés à la mi-2020.
Conséquence directe
Les habitants des campagnes chinoises situées à proximité des zones de retombée continuent d’assumer, malgré eux, une part du prix caché de la conquête spatiale nationale, mesuré en risques sanitaires bien réels pour des populations qui n’ont jamais choisi de participer à cette aventure.
Source : SciencePost.
