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La Canne à Sucre : Une Récolte de Contradictions
Dans un contexte où l’usine du Galion peine à produire du sucre de qualité, les promesses d’une campagne 2026 optimiste semblent plus relever du rêve que de la réalité. Une situation qui soulève de nombreuses questions.
La Martinique, terre de canne à sucre, se retrouve à jongler entre espoirs et désillusions. Michel Beroard, directeur de l’usine du Galion, évoque une légère hausse de la production, mais la qualité de la canne laisse à désirer. En d’autres termes, on broie plus, mais on produit moins. Une belle métaphore pour décrire nos systèmes économiques en crise.
Ce qui se passe réellement
La canne broyée a augmenté, atteignant 30 000 tonnes l’an dernier. Toutefois, la richesse en saccharose a atteint un niveau historiquement bas. Une ironie cruelle : plus de canne, moins de sucre. L’usine a même dû importer du sucre pour satisfaire la demande locale, une situation qui semble paradoxale pour une île réputée pour ses plantations. À croire que les promesses de l’autosuffisance alimentaire ne sont que des mots en l’air.
Pourquoi ça dérange
Cette situation n’est pas simplement une affaire de production agricole. Elle met en lumière l’incapacité des acteurs politiques à anticiper les conséquences du changement climatique sur l’agriculture locale. Alors que les climatologues tirent la sonnette d’alarme, les responsables politiques continuent de parier sur des conditions climatiques favorables, comme le souligne Beroard : « On constate qu’il fait frais la nuit et chaud la journée. » Une analyse qui semble plus naïve qu’informée.
Ce que ça révèle
La réalité est que cette dépendance croissante à l’importation de sucre démontre une fragilité systémique. Les planteurs, déjà en difficulté, sont à la merci des caprices de la météo et des décisions politiques. En fin de compte, les promesses de modernisation et d’innovation dans le secteur agricole ressemblent davantage à une tentative de masquer un échec qu’à une véritable stratégie de développement.
Lecture satirique
Imaginez un monde où l’on pourrait « réserver » des conditions climatiques idéales, comme on le ferait pour un vol. « Éviter les frais » de l’importation de sucre, c’est le rêve de tous les planteurs, mais la réalité est une autre. Les discours politiques sur la modernisation de l’agriculture semblent être du vent, alors que les planteurs peinent à attirer une main-d’œuvre jeune. Peut-on vraiment « comparer » la situation actuelle à celle d’il y a dix ans sans rire de désespoir ?
À quoi s’attendre
Pour la campagne 2026, l’usine espère atteindre entre 43 500 et 45 000 tonnes de canne broyées. Mais ces objectifs, aussi ambitieux soient-ils, semblent être bâtis sur des sables mouvants. Les planteurs, quant à eux, doivent « anticiper les coûts » de production dans un climat d’incertitude. Les promesses d’une récolte de meilleure qualité sont à prendre avec des pincettes, car, comme le dit Stéphane Gouyer, « c’est dame nature qui donne le tempo. »
Sources
Alors, la Martinique saura-t-elle transformer cette crise en opportunité ? Seul l’avenir le dira, mais pour l’instant, le tableau est loin d’être idyllique.
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