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La Bretagne à l’ère du bilinguisme : un combat pour l’égalité ou une farce administrative ?
L’association Kelennomp ! exige des Licences de Professorat des Écoles bilingues breton-français, mais le ministère de l’Éducation nationale semble jouer la montre.
La situation est aussi absurde qu’inquiétante : alors que la Bretagne se bat pour la reconnaissance de sa langue, le rectorat de Rennes refuse obstinément d’ouvrir des Licences de Professorat des Écoles (LPE) bilingues. En 2026, trois LPE seront ouvertes, mais aucune ne proposera le breton. Pourquoi ? La réponse semble se cacher derrière un mur d’indifférence bureaucratique.
Ce qui se passe réellement
L’association Kelennomp ! a missionné le cabinet d’avocats Coudray pour adresser une lettre au ministre de l’Éducation nationale, exigeant la mise en place urgente de LPE bilingues. Malgré un cadre national qui favorise l’enseignement des langues régionales, la Bretagne est laissée pour compte. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : alors que 137 postes étaient ouverts au concours monolingue, seulement 7 lauréats ont été enregistrés pour le concours bilingue. Une situation qui met en lumière un manque criant d’enseignants bilingues.
Pourquoi ça dérange
Cette situation ne fait pas que soulever des questions sur l’éducation ; elle met en lumière une forme de négligence institutionnelle. Pourquoi d’autres régions, comme le Pays Basque ou la Corse, bénéficient-elles de formations adaptées à leurs langues régionales alors que la Bretagne, riche de son patrimoine linguistique, est ignorée ? C’est une question d’égalité, mais aussi de justice culturelle. La langue bretonne n’est pas un simple accessoire ; elle est au cœur de l’identité bretonne.
Ce que ça révèle
Cette incohérence administrative révèle une contradiction systémique au sein de l’État français. D’un côté, on prône la diversité culturelle et linguistique ; de l’autre, on laisse des régions comme la Bretagne se débattre dans un océan d’indifférence. La loi Molac, votée pour protéger les langues régionales, semble être un vœu pieux lorsqu’on observe les décisions prises par le rectorat de Rennes.
Lecture satirique
Imaginez un monde où l’on enseigne le breton dans les écoles, où les enfants apprennent à chanter « Tri Martolod » dès leur plus jeune âge. Cela semble utopique, n’est-ce pas ? Pourtant, c’est exactement ce que la Bretagne mérite. Mais au lieu de cela, nous avons des bureaucrates qui semblent plus préoccupés par des tableaux Excel que par la richesse culturelle de notre pays.
À quoi s’attendre
Si la situation ne change pas rapidement, la Bretagne pourrait devenir la seule région de France sans LPE bilingue. Les enseignants bilingues sont nécessaires, et leur formation doit être une priorité. Les besoins sont estimés à 80 enseignants par an, mais le rectorat continue de faire la sourde oreille. La lutte pour l’égalité linguistique en Bretagne est loin d’être terminée, et il est temps que les autorités prennent leurs responsabilités.
Sources
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