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Jeanne d’Angleterre : L’ombre d’une reine oubliée
Dans un monde où les récits historiques sont souvent écrits par les vainqueurs, Jeanne d’Angleterre, sœur de Richard Cœur de Lion, est l’exemple parfait d’un effacement systématique. Pourquoi cette figure emblématique reste-t-elle dans l’ombre des rois ?
Le roman d’Annie Petrel-Mathieu, *Moi Jeanne d’Angleterre, fille d’Aliénor d’Aquitaine*, à paraître en mars 2026, s’attaque à cette question avec une plume à la fois rigoureuse et lyrique. En redonnant vie à Jeanne, l’auteure ne fait pas que raconter une histoire ; elle dénonce un système qui a toujours relégué les femmes au rang de simples pions dans le jeu d’échecs dynastique.
Ce qui se passe réellement
Jeanne, née vers 1165, grandit dans l’empire Plantagenêt, un monde où les femmes sont des outils de pouvoir, des marchandises destinées à sceller des alliances. Mariée à un roi de Sicile, elle est propulsée dans un univers où la culture et le raffinement côtoient la brutalité des guerres. Pourtant, son existence est marquée par un manque de reconnaissance, tant de la part de son frère Richard que de l’Histoire elle-même.
Pourquoi ça dérange
Ce récit met en lumière une vérité dérangeante : les femmes, même celles issues des plus grandes dynasties, sont souvent oubliées. L’érudition d’Annie Petrel-Mathieu souligne à quel point l’Histoire a été façonnée par des voix masculines, laissant les figures féminines dans l’ombre. Ce phénomène n’est pas qu’un simple oubli ; c’est une stratégie délibérée pour maintenir un statu quo patriarcal. En redonnant la parole à Jeanne, l’auteure remet en question cette dynamique.
Ce que ça révèle
La voix de Jeanne, qui s’élève dans les pages de ce roman, n’est pas seulement celle d’une femme en quête de reconnaissance. Elle incarne toutes les voix étouffées par le bruit des batailles et des intrigues politiques. Ce récit met en exergue les contradictions d’un système qui, tout en célébrant la bravoure des hommes, ignore les sacrifices et les luttes des femmes. En cela, *Moi Jeanne d’Angleterre* devient un miroir de notre époque, où les voix marginalisées continuent de se battre pour être entendues.
Lecture satirique
Il est presque comique de constater que, dans un monde où l’on célèbre les héros, les héroïnes sont souvent réduites à des notes de bas de page. Jeanne, la sœur de Richard, est une figure tragique, mais aussi une métaphore de l’absurde : comment peut-on oublier une femme qui a vécu au cœur d’un empire ? Ce roman, à travers son ironie mordante, nous rappelle que l’Histoire est souvent écrite par ceux qui détiennent le pouvoir, et que les femmes, même royales, sont souvent laissées pour compte.
À quoi s’attendre
Ce livre ne sera pas qu’une simple biographie romancée ; il s’agit d’un cri de ralliement pour toutes les voix oubliées. En plongeant dans l’univers de Jeanne, les lecteurs découvriront non seulement une histoire fascinante, mais aussi une réflexion sur la manière dont nous construisons notre mémoire collective. Ce roman promet d’être une lecture incontournable pour ceux qui s’intéressent à l’histoire des femmes et aux dynamiques de pouvoir.
Sources
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