IVG : quand l’extrême droite se prend les pieds dans le tapis des droits des femmes en France.
Le fait principal
Le taux de recours à l’avortement en France continue d’augmenter, atteignant 17,8 IVG pour 1 000 femmes de 15 à 49 ans, selon une étude de la Drees publiée le 22 septembre. En 2025, 259 400 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été enregistrées, soit une hausse de 2,89 % par rapport à 2024.
Ce qui s’est passé
Cette étude met en lumière un phénomène préoccupant : cinquante ans après la loi Veil, la tendance à l’augmentation des IVG semble se confirmer. Les acteurs politiques, notamment ceux de la droite et de l’extrême droite, ont souvent tenté de minimiser l’importance de l’accès à l’IVG. Pourtant, les chiffres narrent une tout autre histoire.
Le contexte
Le droit à l’avortement, acquis de haute lutte, est aujourd’hui Les discours politiques oscillent entre promesses de protection des droits des femmes et tentatives de restriction. Dans ce contexte, la hausse des recours à l’IVG pourrait être interprétée comme un signe de détresse face à des conditions de vie de plus en plus difficiles, exacerbées par des politiques économiques souvent jugées injustes.
Les chiffres à retenir
- 259 400 IVG en 2025.
- Augmentation de 2,89 % par rapport à 2024.
- 17,8 IVG pour 1 000 femmes de 15 à 49 ans.
Ce que cela révèle
Ces chiffres révèlent un décalage entre les discours politiques et la réalité vécue par de nombreuses femmes. Le RN, qui prône une politique familiale conservatrice, se retrouve face à une contradiction : comment défendre la vie tout en ignorant les besoins fondamentaux des femmes ? Les déclarations de ses représentants, qui se veulent protecteurs de la natalité, sont mises à mal par des statistiques qui montrent une réalité plus complexe. En effet, les femmes qui se tournent vers l’IVG le font souvent dans un contexte de précarité, d’angoisse ou de manque de soutien.
Ce qu’il faut retenir
La hausse des IVG en France n’est pas qu’un simple chiffre, mais un cri de détresse qui témoigne des défis auxquels les femmes font face aujourd’hui. Les discours politiques doivent évoluer pour répondre à cette réalité, plutôt que de se perdre dans des promesses vides. L’avenir de l’accès à l’IVG dépend de notre capacité à écouter ces voix souvent étouffées.
Source : Drees, Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques.
