Des risques persistants malgré l’affaiblissement
Isaias abordait la côte avec des vents soutenus qui avaient atteint 165 km/h. Son intensité a diminué après son arrivée sur les terres, sans faire disparaître les dangers associés à la tempête. Le NHC a notamment mis en garde contre les ondes de tempête, les crues soudaines et les inondations.
Dans son bulletin diffusé à 22 heures, heure locale, vendredi, le centre de l’ouragan se trouvait dans le Panhandle de Floride, à environ 75 kilomètres à l’est de Pensacola et 100 kilomètres au nord-ouest de Panama City. Les vents soutenus étaient alors estimés à 150 km/h. ([nhc.noaa.gov](https://www.nhc.noaa.gov/text/refresh/MIATCPAT4%2Bshtml/100245.shtml?utm_source=openai))
Les premières rafales avaient déjà frappé Pensacola et ses environs avant l’arrivée du système. Un journaliste de l’AFP a rapporté que des bourrasques avaient arraché les toits de certaines maisons et de commerces. Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a déclaré s’attendre à des « dégâts considérables » sur le littoral nord-ouest de l’État.

La Floride et l’Alabama avaient déclaré l’état d’urgence et ordonné des évacuations en prévision de vents destructeurs, de fortes vagues et de pluies abondantes. Le NHC prévoyait qu’Isaias traverse l’Alabama puis la vallée du Tennessee au cours du week-end.
Transports et activités énergétiques perturbés
Les répercussions touchaient aussi les déplacements et la production d’énergie. Plusieurs aéroports de Floride ont suspendu temporairement leurs vols. Des employés de plateformes pétrolières, notamment celles de Chevron et de Shell, ont été évacués.
Selon une agence américaine citée dans les informations disponibles, environ deux tiers des capacités de production pétrolière de la région et plus de la moitié de celles de gaz étaient à l’arrêt vendredi. Cette suspension représentait près de 1,5 million de barils de pétrole brut par jour retirés du marché mondial.
La tempête menaçait également une zone où se trouvent de nombreuses raffineries. Les perturbations potentielles s’ajoutaient aux tensions déjà présentes dans le secteur, liées aux guerres au Moyen-Orient et en Ukraine.
Un épisode rare pour la saison atlantique

Isaias était le premier ouragan de la saison dans l’Atlantique, commencée début juin et qui se prolonge jusqu’à la fin novembre. La saison 2026 avait jusque-là été décrite comme inhabituellement calme, sous l’influence d’El Niño, un phénomène qui tend à freiner la formation des cyclones dans l’Atlantique.
Le climatologue Marc Alessi, de l’Union of Concerned Scientists, a toutefois rappelé à l’AFP que des zones propices à la formation d’ouragans subsistent. Il a également relevé que les températures de surface du golfe du Mexique avaient atteint des niveaux records, ce qui a pu fournir de l’énergie à Isaias. Selon les scientifiques cités, le réchauffement des mers augmente le risque d’intensification rapide et de tempêtes plus puissantes.

Source : France 24 – Infos, news & actualités – L'information internationale en direct (www.france24.com)
Auteur : FRANCE 24
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