Une autorisation qui ne vaut pas décision d’indemnisation
La demande de la copropriétaire française du Constellation concerne des indemnités destinées à compenser une perte de revenus liée à son état de santé. D’après les informations rapportées par Ouest-France, l’assureur a sollicité début août l’autorisation du ministère public du canton du Valais, chargé de l’enquête. Celui-ci a donné son accord de principe à la mi-septembre.
Cette autorisation ne signifie toutefois pas que l’indemnité sera versée. Le 7 octobre, ANSA a indiqué, en citant des sources proches de Zurich, que la compagnie estimait la demande infondée et se préparait à la contester. Selon la même agence, l’accord du parquet constituait une étape procédurale et ne préjugeait pas du bien-fondé de la demande. ([ansa.it](https://www.ansa.it/sito/notizie/cronaca/2026/10/07/zurich-infondata-richiesta-indennita-moretti-pronti-a-resistere_6cbe4f11-a0a0-41e3-85a4-03968c7a166f.html?utm_source=openai))

Le droit suisse permet de solliciter ce type de prestation, explique dans Le Parisien Me Gilles-Antoine Hofstetter, spécialiste du droit des assurances. Jessica Moretti doit cependant établir l’existence d’un traumatisme qui l’empêche de travailler et qui résulte de l’incendie. Selon l’expert cité, l’incapacité ne peut être imputée à la procédure pénale ni aux violences que son mari aurait commises sur elle.
Des réactions indignées parmi les victimes
La démarche a suscité la colère de proches de victimes et de leurs représentants. Me Laurent Jourdaa, avocat de deux serveurs du bar blessés dans l’incendie, a critiqué le fait que Jessica Moretti demande une indemnisation alors que, selon lui, les victimes rencontrent des blocages dans leurs démarches.
Hervé Abello, vice-président de l’association Revi, qui réunit des victimes françaises et leurs proches, s’est lui aussi dit choqué. En Italie, Me Fabrizio Ventimiglia, avocat de la famille d’une jeune blessée, a dénoncé un paradoxe : une personne mise en cause dans le dossier demande une indemnisation tandis que les victimes attendent encore vérité et justice.
Une enquête toujours en cours
Jessica Moretti, âgée de 40 ans, est inculpée avec son mari Jacques après l’incendie. Ce dernier a été placé en détention en août 2026 dans le cadre d’une enquête sur des violences qu’il aurait commises contre son épouse. Selon les informations rapportées par ANSA, il devait rester incarcéré au moins jusqu’au 11 novembre. Les deux époux doivent être confrontés lors d’une audition prévue le 2 novembre.
Source : Ouest France.fr – L'actualité en direct, en continu et en images (www.ouest-france.fr)
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