Un étudiant d’une vingtaine d’années a été interpellé mardi 20 octobre dans l’enquête sur l’incendie du bâtiment Michel-Serres, sur le campus de l’université de Rouen Normandie à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime). Il est soupçonné d’avoir participé à la mise à feu, mais aucune culpabilité n’est établie à ce stade.

Une interpellation trois jours après l’incendie
Le feu s’est déclaré dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 octobre 2026 dans le bâtiment B4 – Michel-Serres, situé sur le campus de Mont-Saint-Aignan, au nord de Rouen. Selon l’université, les premiers éléments de l’enquête orientaient vers un acte volontaire. Le sinistre n’a pas fait de victime, indiquait alors la préfecture de la Seine-Maritime.
Le suspect a été arrêté à son domicile vers 6 heures, selon les informations communiquées par le parquet de Rouen et rapportées par franceinfo. Il réside dans une résidence étudiante du campus, à proximité du bâtiment. Sa garde à vue a été prolongée ; le procureur a indiqué qu’elle pouvait durer jusqu’à 48 heures et devait notamment permettre de recueillir sa version des faits et de rechercher d’éventuels autres mis en cause.
Le jeune homme est présumé innocent. Le parquet a précisé qu’il n’avait pas été condamné auparavant. À ce stade, les éléments disponibles ne font état ni d’une mise en examen ni d’une décision de justice sur sa responsabilité.
Un bâtiment fermé et des activités à réorganiser
L’incendie a rendu le bâtiment inaccessible pour une durée indéterminée, selon le communiqué de l’université de Rouen Normandie. Il abrite notamment des services destinés aux étudiants et deux amphithéâtres. Leur indisponibilité oblige l’établissement à organiser la continuité des activités concernées. L’université n’a pas encore précisé dans ce communiqué les modalités de remplacement pour chaque cours ou service.
La présidence a également annoncé une fermeture administrative, du mardi 20 au samedi 24 octobre inclus, des campus Pasteur à Rouen, du Madrillet à Saint-Étienne-du-Rouvray et de Mont-Saint-Aignan, ainsi que de plusieurs équipements universitaires. Cette mesure, prise dans le contexte des mobilisations en cours et après l’incendie, ne concerne pas les campus d’Évreux, d’Elbeuf ni le campus Santé, selon l’établissement.
Ce qui reste à établir
L’enquête doit encore préciser le déroulement du sinistre et le rôle éventuel d’autres personnes. La garde à vue ne constitue pas une condamnation. Les délais de remise en service du bâtiment Michel-Serres et les solutions définitives pour les enseignements et services qui y étaient accueillis restent également à préciser.
Source : franceinfo- Normandie
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