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Leyla Bouzid présente son nouveau film À voix basse
La réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid dévoilera son troisième long-métrage, À voix basse, en salles en France le 22 avril et le 29 avril en Tunisie. Ce film explore les tensions familiales liées au tabou de l’homosexualité à travers le parcours de Lilia, une ingénieure tunisienne vivant en France, qui revient dans son pays natal pour les funérailles de son oncle.
Contexte du film
À voix basse a été présenté en compétition au Festival international du film de Berlin en février, une reconnaissance qui souligne la trajectoire artistique de Bouzid, fille du réalisateur Nouri Bouzid. Ce film met en lumière des questions sociétales contemporaines en Tunisie, notamment le droit à la différence et les désirs inavoués au sein de la famille.
Statistiques sur la répression de l’homosexualité
En Tunisie, l’article 230 du Code pénal, qui pénalise les relations homosexuelles, est toujours en vigueur depuis 1913. L’application de cette loi a été renforcée récemment sous le régime du président Kaïs Saïed. Cette répression touche principalement les hommes, le lesbianisme étant souvent minimisé dans le discours public.
Conséquences sur les relations familiales
Le film illustre comment cette répression affecte les relations intimes, notamment à travers le personnage de Lilia, qui navigue entre sa vie personnelle et les non-dits de sa famille. Sa compagne, Alice, la rejoint pendant son séjour en Tunisie, ce qui provoque des tensions au sein du couple, mais aussi une quête de compréhension et de justice.
À voix basse aborde ainsi des thématiques rarement traitées dans le cinéma tunisien, dans un contexte où des associations LGBTQI continuent de lutter pour la dépénalisation de l’homosexualité, après la révolution de 2011.
Source : La Presse.




