Origine, transmission, symptômes : ce que l’on sait de l’hantavirus qui a fait trois morts sur un navire de croisière
Un possible foyer d’infection à hantavirus a été détecté à bord du navire de croisière « MV Hondius », qui reliait Ushuaïa, en Argentine, à l’archipel du Cap-Vert. Trois passagers ont perdu la vie et cinq autres cas sont actuellement suspectés. Le navire, qui devait accoster à Praia, la capitale du Cap-Vert, a été refusé au port, laissant les autorités dans l’incertitude quant à son avenir.
Les hantavirus, dont il existe plusieurs types, sont présents sur tous les continents. Ils doivent leur nom à la rivière Hantaan, à la frontière entre les deux Corées, où des milliers de soldats ont été gravement malades durant la guerre de Corée (1950-1953). Selon l’Institut Pasteur, la transmission interhumaine de ces virus est rare, étant documentée principalement pour l’hantavirus Andes en Argentine.
La transmission se fait principalement par l’intermédiaire de rongeurs sauvages infectés, comme des souris ou des rats, qui excrètent le virus par la salive, l’urine et les excréments. Les infections peuvent survenir par morsure, contact direct ou inhalation de poussières contaminées. Les personnes travaillant en milieu forestier ou dans des zones rurales sont particulièrement à risque.
Les hantavirus peuvent provoquer des infections graves, parfois mortelles. Les symptômes initiaux ressemblent à ceux de la grippe : fièvre, maux de tête et douleurs musculaires. Les deux principales maladies liées à ces virus sont le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), courant en Amérique, et la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR), fréquente en Europe et en Asie. Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), 38 % des personnes présentant des symptômes respiratoires peuvent décéder de la maladie. Environ 200 cas de SPH sont signalés chaque année, principalement en Amérique du Nord et du Sud.
Pour se protéger des hantavirus, il est conseillé de limiter les contacts avec les rongeurs et leurs excrétions. Les personnes exposées doivent porter des masques et des gants et éviter de nettoyer des zones contaminées sans protection adéquate. Actuellement, il n’existe pas de traitement spécifique pour les hantavirus, et les soins se concentrent sur le traitement des symptômes.
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