
Guerre en Ukraine : la Russie enrôle toujours plus d’étrangers dans son armée
Un nouveau rapport publié par l’ONG ukrainienne Truth Hounds, en collaboration avec le Bureau international du Kazakhstan pour les droits de l’homme et l’État de droit et la Fédération internationale pour les droits humains, met en lumière un système bien organisé et illégal de recrutement de ressortissants étrangers par la Russie. Ce rapport, intitulé « Combattants, mercenaires ou victimes de trafic d’êtres humains ? », a été présenté à Kiev.
Le recrutement de combattants étrangers, bien qu’existant depuis un certain temps, a considérablement augmenté ces dernières années. Pour compenser le manque de volontaires et éviter une nouvelle mobilisation, la Russie se tourne vers des combattants étrangers, une pratique dénoncée par les ONG pour ses violations des droits humains.
Passeports et téléphones confisqués
Selon Kenza Harmaoui, chercheuse et coautrice du rapport, certains recrutements sont basés sur des offres d’emplois promettant des salaires élevés, souvent autour de 2 000 dollars, dans des pays où la situation économique est précaire. Une fois arrivés en Russie, ces étrangers sont escortés vers des bases militaires, où leurs passeports et téléphones sont confisqués. Dmytro Usov, secrétaire du centre de coordination pour le traitement des prisonniers de guerre, souligne que la Russie utilise des contrats de recrutement prédateurs et ne libère pas ceux qui sont piégés dans son système.
À ce jour, plus de 28 300 combattants étrangers ont été identifiés, en plus des 14 000 soldats nord-coréens envoyés par Pyongyang. Plus de 5 000 de ces combattants ont perdu la vie au cours de leurs premiers mois sur le front. Usov avertit que Moscou prévoit de recruter au moins 19 000 étrangers supplémentaires cette année.
Ces pratiques soulèvent des inquiétudes croissantes sur les droits des combattants étrangers et la manière dont ils sont exploités dans le cadre du conflit en Ukraine.
Source : Truth Hounds, Bureau international du Kazakhstan pour les droits de l’homme et la Fédération internationale pour les droits humains.





