
Marco Rubio nie que les États-Unis tentent d’empêcher des joueurs iraniens de participer à la Coupe du monde
Les États-Unis, pays hôte, ne cherchent pas à exclure l’Iran de la Coupe du monde de football cet été, a déclaré le secrétaire d’État Marco Rubio. Cette déclaration intervient alors qu’un responsable américain a évoqué la possibilité de remplacer l’Iran, en proie à des tensions internes, par l’Italie, qui ne s’est pas qualifiée.
« Le problème avec l’Iran ne vient pas de ses athlètes, mais de certaines des autres personnes qu’ils veulent faire venir avec eux », a précisé M. Rubio. Il a ajouté que si les joueurs iraniens « décident de ne pas venir de leur propre initiative, c’est parce qu’ils ont décidé de ne pas venir ». Il a également souligné que « ce qu’ils ne peuvent pas faire, c’est faire entrer chez nous tout un tas de terroristes des gardiens de la révolution islamique en prétendant que ce sont des journalistes et des préparateurs physiques ».
Le secrétaire d’État a exprimé son scepticisme face aux spéculations selon lesquelles l’Iran pourrait décider de ne pas participer et que l’Italie prendrait sa place. Alors que la guerre au Moyen-Orient soulève des doutes sur la participation iranienne à 50 jours du coup d’envoi, le conseiller du président, Paolo Zampolli, a affirmé au Financial Times avoir suggéré cette possibilité à Donald Trump et à Gianni Infantino, président de la FIFA, qui a confirmé que l’Iran participerait au tournoi organisé conjointement aux États-Unis, au Canada et au Mexique, du 11 juin au 19 juillet.
Zampolli a exprimé son rêve de voir la Squadra Azzurra dans ce tournoi, notant que l’équipe italienne, avec ses quatre titres, a le pedigree pour justifier son inclusion. Cependant, des responsables italiens ont rapidement écarté cette option.
« Premièrement, ce n’est pas possible. Deuxièmement, ce ne serait pas approprié, on se qualifie sur le terrain », a déclaré le ministre italien des Sports, Andrea Abodi. Luciano Buonfiglio, président du Comité national olympique italien, a également exprimé son indignation, affirmant qu’il se sentirait « offensé » si l’Italie était repêchée de cette manière, insistant sur le fait qu’il faut « mériter sa place en Coupe du monde ».
Source : Financial Times





