Bus à l’arrêt : qui sont les responsables ?

Grève des chauffeurs de Transaglo : une crise qui s’éternise

La situation du réseau de transport en Martinique, particulièrement à la Pointe des Grives, est devenue préoccupante. Aucun bus ne circule, que ce soit ceux de Transaglo ou ceux mobilisés par la CACEM. La grève des chauffeurs entre dans sa troisième semaine, sans signe d’avancée significative.

Un dialogue stérile

Malgré une rencontre récente entre les parties, aucune avancée n’a été constatée. Les syndicats se réunissaient ce lundi matin, tandis que la direction de Transaglo a déclaré n’avoir reçu aucune nouvelle depuis jeudi dernier. Emmanuel Phares, le gérant de l’entreprise, a exprimé ses doutes sur la clarté des revendications des grévistes.

« C’est une grève qui est partie dans tous les sens. Au départ, c’était pour les 3%, maintenant, j’entends que c’est pour l’alignement des salaires… », a-t-il déclaré.

Revendications des chauffeurs

Du côté des chauffeurs grévistes, le message est clair : ils demandent une augmentation de 300 euros, le respect d’un accord signé en mai 2025 et de meilleures conditions de travail. Selon eux, l’accord n’a été que partiellement appliqué, notamment en ce qui concerne le 13e mois. Ils dénoncent également des inégalités salariales entre chauffeurs.

Les grévistes accusent Martinique Transport d’influencer le dossier en coulisses sans se prononcer publiquement. Ils appellent à la solidarité des usagers.

« Nous maintenons nos demandes qui correspondent aux engagements pris le 13 mai 2025… », affirment-ils.

Usagers dans l’impasse

Les usagers, laissés à l’abandon, improvisent des solutions de transport. La marche, le covoiturage et les taxis sont des alternatives souvent jugées trop coûteuses. Les plus vulnérables, comme les personnes âgées, sont particulièrement touchés, se retrouvant sans solution pour leurs déplacements essentiels.

L’absence de service minimum, pourtant prévue en cas de grève, accentue le sentiment d’abandon.

Une responsabilité collective

Pour Alain Alfred, ancien président de la CFTU, la situation dépasse le simple conflit social. Il évoque des problèmes structurels tels que l’absence de convention collective et un financement fragile du transport public.

« À l’époque où je gérais le transport, il y avait 12 millions d’euros de participation de l’usager. Aujourd’hui, nous en sommes à environ 800 000 euros… », souligne-t-il.

Appel à Martinique Transport

L’Association des Usagers des Transports en Martinique (AUTM) a adressé un courrier à Martinique Transport, dénonçant l’absence d’informations fiables et le manque de solutions alternatives. Elle exige un rétablissement rapide d’un service minimum et un calendrier pour la remise à niveau du réseau.

À défaut, des recours devant le tribunal administratif de Fort-de-France sont envisagés.

Vers une impasse prolongée

À ce jour, aucune nouvelle négociation n’est prévue. Le conflit semble dans l’impasse, entre revendications sociales, désaccords internes et responsabilités institutionnelles. En attendant, les bus restent à quai, laissant les usagers dans l’incertitude.

Pour éviter des frais inutiles lors de vos déplacements, pensez à comparer les options de transport disponibles. Vous pouvez réserver vos trajets à l’avance pour garantir votre place. Pour ceux qui envisagent de voyager, il est judicieux d’anticiper les coûts en consultant des plateformes dédiées.

Pour plus d’informations sur les options de transport, consultez Booking ou Trip.

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