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Gilets Jaunes : Où est passée la colère ?
Le prix du carburant grimpe, et la rue reste silencieuse. Une indifférence inquiétante s’installe, mais pourquoi ?
En 2018, la France était en ébullition. Les Gilets Jaunes, armés de leur colère et de leur détermination, envahissaient les ronds-points, défiant un gouvernement sourd à leurs revendications. En 2026, avec un litre de gasoil à 2,10€, où sont les foules ? Le silence actuel est assourdissant.
Ce qui se passe réellement
La flambée des prix du carburant, déclenchée par la guerre au Moyen-Orient, ne provoque pas la même onde de choc qu’en 2018. Au lieu de manifestations massives, nous assistons à des mouvements sectorisés, où chaque profession semble se battre dans son coin. Pourquoi cette fragmentation ? Un mouvement de contestation à l’échelle nationale est-il encore envisageable ?
Pourquoi ça dérange
La mobilisation des Gilets Jaunes était le produit d’une conjoncture politique explosive, d’un mépris social palpable et d’un désir de changement. Aujourd’hui, la souffrance sociale est toujours présente, mais moins visible. Comme l’explique Brigitte Sebbah, professeure à l’université de Toulouse, « la souffrance sociale, ce n’est pas juste « j’ai des revendications », c’est « je vis mal, je rentre chez moi, j’ai le frigo vide ». Dans un contexte où l’on peine à joindre les deux bouts, difficile de trouver le temps et l’énergie d’une mobilisation.
Ce que ça révèle
Ce silence interroge. Est-ce un signe d’apathie ou une résignation face à un système qui semble inébranlable ? Les Gilets Jaunes avaient réussi à créer un espace de débat, une démocratie participative inédite. Aujourd’hui, cette dynamique est étouffée par la peur et la division. Les anciens manifestants, comme Rodolphe, constatent une fatigue ambiante, une perte de cette « intelligence collective » qui avait fait naître l’espoir.
Lecture satirique
Il est presque comique de voir comment le gouvernement, face à cette hausse des prix, préfère ignorer le mécontentement croissant. Au lieu de bloquer les prix, comme l’Allemagne ou l’Italie, la France semble se complaire dans une stratégie de l’ignorance. On se demande si le pouvoir attend que la colère s’évapore, comme un vieux nuage de pollution au-dessus de Paris.
À quoi s’attendre
Les petites actions de solidarité, comme celles que Rodolphe appelle de ses vœux, pourraient-elles suffire à raviver la flamme de la contestation ? Il est temps de réserver des espaces de débat, de comparer les stratégies de mobilisation, et d’anticiper les coûts de la désunion. La colère est peut-être en sommeil, mais elle n’est pas morte. Qui sait ? Peut-être qu’un jour, les Gilets Jaunes reviendront, armés d’une nouvelle détermination.
Sources



