Gabriel Zucman, le Zorro de la fiscalité : “Je ne suis pas arrivé avec une envie insatiable de taxer les milliardaires”
Le 20 février 2025, l’Assemblée nationale française a adopté une loi instaurant un impôt plancher sur le patrimoine des ultrariches, un succès inattendu salué par Gabriel Zucman, économiste et théoricien de la « taxe Zucman ». Bien que le texte ait été ensuite rejeté au Sénat, cette initiative a marqué un tournant symbolique dans le débat sur la justice fiscale en France.
À 39 ans, Zucman, professeur à l’École d’Économie de Paris et à l’université de Californie à Berkeley, s’est imposé comme un critique des montages financiers offshore et de l’évasion fiscale des multinationales. Sa démarche vise à rendre la fiscalité plus équitable en s’attaquant à la concentration de la richesse.
Zucman a souligné qu’il ne cherchait pas à imposer une taxation punitive, mais plutôt à établir un cadre fiscal qui garantisse une contribution juste des plus riches. Ses propositions, notamment la mise en place d’une imposition minimale sur les grandes fortunes, visent à réduire les inégalités croissantes qui caractérisent les sociétés contemporaines.
L’impact de ses idées s’est fait sentir dans le paysage politique français, mobilisant des soutiens à gauche, du Parti socialiste à La France insoumise. L’économiste a réussi à faire de la « taxe Zucman » un symbole de la lutte pour la justice fiscale, résonnant avec un large public préoccupé par les inégalités croissantes.
Pour aller plus loin, il est important de noter que les débats autour de la fiscalité des grandes fortunes continuent d’évoluer, avec des implications significatives pour les politiques publiques en France.
Source : Nouvel Obs





