Gabon : le ministre des Cultes passe à l’exécution forcée, un zèle évangélique surprenant !
Le fait principal
Le ministre de l’Intérieur du Gabon, Adrien Nguema Mba, a décidé de frapper fort dans la crise qui secoue l’Église évangélique du Gabon (EEG). Dans un communiqué publié le 21 septembre, il a mis en demeure le révérend pasteur Jean-Daniel Allogo Essimengane et les membres du directoire suspendu de respecter une décision administrative datant du 14 août. En cas de refus, il n’hésitera pas à recourir à « tous les moyens d’exécution » prévus par la loi.
Ce qui s’est passé
Depuis plusieurs semaines, l’EEG est en proie à des tensions internes. Alors que des tentatives de médiation avaient été engagées, le gouvernement a décidé de ne plus rester les bras croisés. Le ministre Nguema Mba a rappelé que le directoire contesté avait été suspendu pour « trouble à l’ordre public », et que toute activité à son nom était interdite. Malgré cela, des membres du bureau suspendu auraient continué à agir comme si de rien n’était, provoquant la colère des autorités.
Le contexte
La crise au sein de l’EEG est symptomatique d’un malaise plus large dans la société gabonaise. Les institutions religieuses, souvent perçues comme des bastions de résistance, se trouvent désormais sous la pression d’un gouvernement qui ne tolère pas la contestation. Le ministre a également souligné l’importance de maintenir un climat apaisé, tout en brandissant la menace d’une intervention coercitive.
Les chiffres à retenir
Depuis le 14 août, le gouvernement a officiellement suspendu le directoire de l’EEG, une me qui, selon Nguema Mba, est « exécutoire et qui s’impose à ses destinataires ». Ce rappel à l’ordre est d’autant plus urgent dans un contexte où les tensions sont palpables et où les activités illégales continuent de se multiplier.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière les contradictions d’un gouvernement qui prône la paix tout en brandissant la menace de la répression. En cherchant à imposer le respect de sa décision par la force, le ministre semble ignorer que la médiation, bien que toujours privilégiée, est de moins en moins crédible face à des actes jugés illégaux. Les promesses de pacification se heurtent à la réalité d’un pouvoir qui semble plus enclin à la fermeté qu’au dialogue.
Ce qu’il faut retenir
La crise à l’Église évangélique du Gabon est loin d’être résolue. Entre fermeté gouvernementale et tentatives de médiation, le chemin vers un apaisement semble semé d’embûches. Reste à voir si cette mise en demeure sera un catalyseur pour la paix ou un prélude à une répression accrue.
Source : Gabonreview.com
