
France Travail et l’UMN : Partenaires pour répondre aux besoins du secteur nucléaire
Cette année, l’accent est mis sur la féminisation et la mixité dans le secteur nucléaire, qui compte environ 24 % de femmes. L’enjeu est à la fois quantitatif et qualitatif, avec une recherche de profils allant du CAP soudeur au diplôme d’ingénieur.
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Michel Swieton, directeur régional de France Travail en Auvergne-Rhône-Alpes et référent national pour la filière nucléaire, souligne : « Il n’y a pas de grands chantiers en France sans France Travail. » Ce partenariat structurant illustre le rôle clé de France Travail dans l’accompagnement des transformations industrielles majeures.
Le secteur en chiffres
- 220 000 salariés dans près de 2 000 entreprises
- 100 000 recrutements à horizon 2035
- 6 à 10 000 embauches par an en moyenne
- 2/3 des besoins concernent des métiers de techniciens (CAP à Bac+3)
- Environ 24 % de femmes dans la filière
Une filière aux besoins massifs et diversifiés
Anne Jancovici, présidente de l’UMN, indique que deux tiers des 100 000 recrutements prévus concernent des métiers techniques. Les profils recherchés incluent des techniciens de maintenance, soudeurs, tuyauteurs, mécaniciens et des spécialistes en génie civil pour les grands chantiers EPR2. La filière nucléaire se déploie autour de deux programmes industriels majeurs : le Grand Carénage, visant à prolonger la durée de fonctionnement des centrales existantes, et le nouveau nucléaire, avec la construction de trois paires de réacteurs EPR2 (Penly, Gravelines, Bugey).
France Travail adapte son accompagnement à tous les profils
Michel Swieton précise que la filière nucléaire croise plusieurs secteurs, notamment la voirie, les travaux publics, et la métallurgie. Il identifie trois pans d’activité nécessitant des accompagnements distincts :
- Prolongation des centrales existantes : métiers de maintenance
- Ingénierie des nouveaux réacteurs : profils techniques et chefs de projet
- Construction : génie civil, voirie, infrastructures
Tous les dispositifs de France Travail, tels que les préparations opérationnelles à l’emploi (POEI), apprentissage, et immersions, sont mobilisés pour former au bon moment.
La féminisation, enjeu stratégique pour 2026
Avec seulement 24 % de femmes dans le secteur, la filière doit surmonter des obstacles, notamment l’auto-censure. Anne Jancovici affirme que la mixité est essentielle pour la performance et l’innovation. L’UMN s’engage à déconstruire les clichés par diverses initiatives, y compris des interventions dans les collèges et des partenariats avec des organisations telles que WiN France.
Une feuille de route partagée
Fin 2025, l’UMN et France Travail établiront une feuille de route commune axée sur trois axes :
- Reconversions professionnelles
- Inclusion des publics éloignés de l’emploi
- Féminisation
La semaine des métiers du nucléaire
La Semaine des métiers du nucléaire, qui a connu un essor significatif, a enregistré plus de 450 événements cette année, rassemblant chercheurs d’emploi, étudiants, et entreprises.
Conclusion
Face à un défi de recruter 100 000 personnes en 10 ans, la filière nucléaire mise sur des partenariats solides. L’alliance entre l’Université des Métiers du Nucléaire et France Travail vise à fédérer les acteurs de la formation, de l’emploi et de l’industrie pour transformer un enjeu massif en opportunités concrètes.
Source : France Travail, UMN.





