Foire au jambon de Bayonne : connaissez-vous vraiment le métier de charcutier-traiteur ?
Ce vendredi, la Chambre des métiers de l’artisanat était présente avec ses apprentis pour faire découvrir le métier de charcutier-traiteur. Au programme, dégustation d’omelettes au jambon de Bayonne et pâté en croûte.
Sous un des chapiteaux de la 563ème édition de la foire au jambon à Bayonne, ce vendredi 24 avril, une dizaine d’apprentis proposaient des ramequins d’omelette au jambon. L’un d’eux, en train de faire revenir poivrons, oignons et ail avant d’ajouter les œufs, a déclaré : « Tous les aliments sont issus de circuit-court, du Pays Basque. » Cette année, l’atelier de découpage de jambon a été annulé pour des raisons d’hygiène, laissant place à la dégustation.
Les visiteurs ont pu apprécier les créations des jeunes en formation. « Elle est très bonne, le petit goût de jambon, j’aime bien, » a commenté une passante. Un autre a plaisanté : « Je suis un pro de l’omelette, et je dois dire que la leur rivalise. » Les produits locaux étaient à l’honneur, avec un pâté en croûte confectionné par les apprentis.
Cette dizaine de jeunes suit une formation de charcutier-traiteur, qui dure entre six mois et trois ans selon les profils. Michel, 18 ans, a déclaré : « Mon père est dans ce domaine et ça m’a donné envie de pouvoir créer des choses à partir de rien. » Sa collègue, initialement en pâtisserie, a choisi cette spécialisation par curiosité et se dit inspirée par son parcours.
Jean-Luc Duvin, formateur au sein du CFA charcutier/traiteur, a souligné l’importance de ce métier dans la gastronomie, affirmant que « le charcutier-traiteur n’est pas seulement associé à pâté, boudin ou saucisse. » Il a précisé que les compétences requises incluent la transformation des aliments, ainsi que des aptitudes commerciales et de communication. « Certains ont des entreprises de 40 personnes. Un charcutier, c’est tout ça à la fois, » a-t-il ajouté.
Cette foire met donc en lumière un métier souvent méconnu, qui allie tradition et modernité, tout en contribuant à la valorisation des produits locaux.
Source : Chambre des métiers de l’artisanat.




