
Flux de bois en volume par essence : une évaluation essentielle pour la durabilité forestière
La gestion des forêts repose sur une compréhension approfondie des flux de bois, incluant la production biologique, la mortalité et les prélèvements. Ces éléments sont cruciaux pour évaluer la proportion de bois prélevé par l’homme et garantir la durabilité des pratiques forestières. Le taux de prélèvement, qui mesure le volume de bois exploité par rapport à la production biologique, déduit de la mortalité, est un indicateur clé. Un taux proche de 100 % indique un équilibre, alors qu’un taux inférieur à 100 % est souhaitable dans les forêts jeunes pour favoriser le renouvellement.
Le taux de mortalité, quant à lui, est calculé en rapportant le volume des arbres morts à la production biologique. Ce taux est fortement lié aux pratiques de prélèvement, car les gestionnaires tendent à abattre des arbres matures avant qu’ils n’atteignent leur stade de sénescence. Les méthodologies de l’Institut National de l’Information Géographique et Forestière (IGN) pour évaluer ces flux se basent sur des moyennes sur des périodes de neuf ans.
La collecte des données se fait sur le terrain, dans des forêts de production, en se concentrant sur les arbres d’au moins 7,5 cm de diamètre à 1,30 m de hauteur. Les résultats sont ensuite annualisés pour fournir des volumes en mètres cubes par an, exprimés en bois fort tige sur écorce. Environ 95 % de la production biologique provient des arbres vivants, mais inclut également ceux qui, bien qu morts à la fin de la période, ont contribué à la production au début.
Les prélèvements sont mesurés à travers des retours sur les points d’inventaire, cinq ans après la première évaluation. En l’absence de données précises sur la date de coupe, une estimation de 2,5 ans est appliquée pour ajuster les volumes prélevés. La mortalité est définie par le volume des arbres morts depuis moins de cinq ans, ainsi que ceux non prélevés lors de l’inventaire.
De 2009 à 2014, certaines régions touchées par la tempête Klaus n’ont pas inclus les arbres chablis dans leurs calculs, entraînant une sous-estimation des volumes de mortalité et de prélèvement.
Pour des informations détaillées sur la méthodologie de l’inventaire forestier national, vous pouvez consulter le site de l’IGN à l’adresse suivante : inventaire-forestier.ign.fr.
Source : Institut National de l’Information Géographique et Forestière (IGN)



