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Fibre Excellence : le naufrage d’une industrie en péril
L’avenir de 670 emplois suspendu à un fil, alors que l’actionnaire indonésien abandonne son bateau en pleine tempête. La France s’achemine vers un désastre industriel.
Malgré un soutien inconditionnel de Carole Delga et du gouvernement français, Fibre Excellence, dernier fabricant de pâte à papier en France, s’enlise dans une cessation de paiement. L’intersyndicale, désespérée, appelle à une intervention de l’État pour sauver ce fleuron de la filière forêt-bois-papier.
Ce qui se passe réellement
Les deux usines de Fibre Excellence, situées à Saint-Gaudens et Tarascon, sont en danger. L’actionnaire majoritaire, Jackson Wijaya, refuse de poursuivre les discussions avec l’État et la Région Occitanie, malgré une offre de soutien de 150 millions d’euros. Cette décision, qui pourrait sembler incompréhensible, révèle une logique économique implacable : les profits avant l’humain. Le tribunal de commerce de Toulouse se prononcera le 27 avril, un moment décisif pour l’avenir de ces usines.
Pourquoi ça dérange
Ce qui choque ici, c’est l’indifférence d’un actionnaire face à 670 salariés et leurs familles. Dans un contexte où la France se glorifie de son engagement pour l’emploi, l’abandon de Fibre Excellence illustre une hypocrisie criante. Carole Delga, en exprimant sa colère, ne fait que souligner une immense violence sociale, tout en restant l’instrument d’un système qui délaisse les travailleurs au profit de la rentabilité.
Ce que ça révèle
La situation de Fibre Excellence n’est pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans un schéma plus large, où les entreprises sont souvent sacrifiées sur l’autel de la logique économique. La concurrence asiatique, les bouleversements géopolitiques, et la surcapacité du marché mondial de la pâte à papier en sont les symptômes. La France, en se reposant sur des promesses d’aides financières, semble ignorer qu’un soutien temporaire ne peut remplacer une stratégie industrielle pérenne.
Lecture satirique
Imaginons un instant que les usines de Fibre Excellence soient traitées comme une start-up à la mode. Les selfies de Carole Delga avec les salariés, les promesses de soutien, tout cela devient une farce tragique. On pourrait presque rire si ce n’était pas si désespérant. L’État, dans son rôle de sauveur, ne fait que jouer un rôle de figurant dans un drame où les véritables acteurs sont les actionnaires.
À quoi s’attendre
Le tribunal de commerce pourrait décider de la liquidation judiciaire. Si cela arrive, cela ne sera pas seulement une perte pour les salariés, mais un coup dur pour toute une filière. Les 10 000 emplois indirects en jeu témoignent d’un tissu économique fragile, déjà menacé par des politiques qui favorisent la délocalisation et l’ultra-concurrence.
Pour ceux qui souhaitent anticiper les coûts de leurs projets, il est essentiel de réserver des solutions durables et de comparer les options disponibles avant qu’il ne soit trop tard.


