
Vrai ou faux : Les boulangers et les fleuristes n’ont-ils pas le droit d’ouvrir leur boutique le 1er mai ?
L’Assemblée nationale se prononce vendredi sur une proposition de loi pour autoriser les boulangers et les fleuristes à faire travailler leurs salariés le 1er mai.
Publié le 10/04/2026
L’ancien Premier ministre Gabriel Attal a récemment soulevé une question sur les droits des boulangers et des fleuristes à ouvrir leurs boutiques le 1er mai, jour de la fête du travail. Actuellement, le Code du travail stipule qu’aucune loi n’interdit à ces professionnels d’ouvrir, mais elle leur interdit de faire travailler leurs salariés ce jour-là. Ainsi, seul le patron ou la patronne est autorisé à travailler.
La proposition de loi, déjà adoptée par le Sénat, doit être examinée par les députés. La gauche et les syndicats, notamment la CGT, s’opposent à cette mesure, affirmant que les artisans peuvent déjà travailler, mais uniquement sans employés.
Les employeurs qui ne respectent pas cette réglementation peuvent encourir une amende de 750 euros, montant qui peut être doublé en cas de travail d’un mineur. Des cas de poursuites judiciaires ont déjà été signalés, notamment en Vendée, où des boulangers avaient été relaxés après avoir été accusés de faire travailler leurs employés le 1er mai 2024.
La députée Renaissance, Prisca Thévenot, a exprimé que, bien que les boulangers puissent théoriquement ouvrir, la réalité est différente, car ils doivent gérer seuls toutes les tâches de leur commerce. Elle a également mentionné que la possibilité pour des salariés de travailler ce jour-là, avec un salaire doublé, ne serait pas vraiment une option volontaire.
Enfin, il est important de noter que certains secteurs, comme l’hôtellerie et la restauration, bénéficient d’exceptions les autorisant à faire travailler leurs employés le 1er mai, en raison de la nature de leur activité.
Source : Franceinfo

