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La date limite est fixée au 28 avril 2026. La mairie de Faa’a recherche un bureau d’études chargé d’une mission de maîtrise d’œuvre pour la régularisation des installations de la décharge de Mumuvai. Un marché en procédure adaptée, discret dans sa forme, mais lourd de sens.
Il intervient sous contrainte : en juin 2024, le tribunal administratif de Papeete a imposé à la commune de déposer une demande d’autorisation au titre de la législation sur les installations classées, sous astreinte de 150 000 francs par jour de retard.
Soixante ans d’occupation sans titre
La décharge existe depuis les années 1960, née d’un accord verbal entre l’ancien maire Francis Sanford et des familles propriétaires. Elle s’étend aujourd’hui sur plus de 62 000 m² et concentrerait plus de 700 000 tonnes de déchets en surface. La commune ne détient aucun titre foncier sur le terrain qu’elle occupe — un blocage structurel que ni les tribunaux ni la procédure en cours ne suffisent à résoudre.
L’an dernier, la commune de Faa’a a été mise en examen en tant que personne morale pour pollution et exploitation sans autorisation.
Faa’a : La Décharge des Promesses Non Tenues
La mairie de Faa’a cherche un bureau d’études pour régulariser une décharge vieille de soixante ans, mais la réalité est bien plus complexe qu’un simple appel d’offres.
La date limite est fixée au 28 avril 2026. La mairie de Faa’a, dans un élan de modernité, recherche un bureau d’études chargé d’une mission de maîtrise d’œuvre pour la régularisation des installations de la décharge de Mumuvai. Un marché en procédure adaptée, discret dans sa forme, mais lourd de sens. En effet, cette initiative ne vient pas d’une volonté écologique, mais d’une contrainte imposée par le tribunal administratif de Papeete, qui a ordonné à la commune de déposer une demande d’autorisation, sous peine d’une amende de 150 000 francs par jour de retard. Voilà un bel exemple de gestion proactive !
Ce qui se passe réellement
La décharge de Mumuvai, qui existe depuis les années 1960, est le fruit d’un accord verbal entre l’ancien maire Francis Sanford et des familles propriétaires. Elle s’étend aujourd’hui sur plus de 62 000 m² et concentrerait plus de 700 000 tonnes de déchets en surface. La commune ne détient aucun titre foncier sur le terrain qu’elle occupe — un blocage structurel que ni les tribunaux ni la procédure en cours ne suffisent à résoudre. En somme, une belle illustration de l’art de jongler avec les déchets et les promesses non tenues.
Pourquoi cela dérange
Ce qui est particulièrement dérangeant, c’est l’absence totale de vision à long terme. Alors que la décharge est un problème connu depuis des décennies, la mairie semble avoir préféré l’inaction à une gestion responsable. Les conséquences de cette négligence sont désormais palpables, et les habitants de Faa’a doivent faire face à une réalité que leurs élus ont longtemps ignorée.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences directes de cette situation sont multiples : pollution, risques sanitaires, et une image ternie de la commune. Les habitants, eux, doivent vivre avec les effets d’une gestion défaillante, tout en voyant leurs élus s’agiter dans une danse bureaucratique qui ne fait que masquer l’inefficacité chronique.
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment les discours politiques se déconnectent de la réalité. D’un côté, on nous promet un avenir radieux, de l’autre, on continue à entasser les déchets comme si cela ne posait aucun problème. La mairie de Faa’a, en quête d’un bureau d’études, semble jouer à un jeu de chaises musicales où les perdants sont, comme d’habitude, les citoyens. C’est un peu comme si l’on demandait à un chef cuisinier de préparer un banquet avec des ingrédients périmés — un défi qui ne peut que mener à un plat indigeste.
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires et les politiques ultraconservatrices à l’échelle mondiale, où les dirigeants préfèrent ignorer les problèmes plutôt que de les affronter. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la tendance à balayer les déchets sous le tapis est un sport national. Faa’a, en somme, n’est qu’un microcosme de cette réalité plus vaste.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est à craindre que cette situation ne s’aggrave. Si la mairie ne parvient pas à régulariser la décharge, les amendes continueront de s’accumuler, tout comme les déchets. Les promesses d’une gestion responsable risquent de rester lettre morte, et les habitants de Faa’a devront vivre avec les conséquences d’une gestion calamiteuse.
Sources
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