

Ce n’est pas encore la philharmonie de Paris, mais l’esprit est là. Dans l’auditorium de la maison de la musique, la classe de CE2 de l’école Pierre-et-Marie-Curie s’est muée en orchestre le temps d’un après-midi. Au milieu de la pièce, Célestin Chemineau, professeur de l’école de musique municipale d’Erstein (EMME), dirige les débats.
« Pour vous, la note 1, c’est un sol, indique-t-il à un pupitre. Pour vous, c’est un si. Et pour vous, c’est un fa. Allez, tous ensemble, note 1 ! » Un petit vacarme désordonné s’échappe des saxophones, trompettes, clarinettes et autres tubas.
« Jouer doucement, au début, c’est difficile »
Les enfants soufflent avec enthousiasme dans leur instrument qu’ils ont découvert il y a trois semaines seulement. Le chef fait signe d’arrêter, avec plus ou moins de succès. « Gabin, c’est moi qu’il faut regarder, pas son voisin ! » Cette phrase, répétée avec patience, illustre les défis rencontrés par ces jeunes musiciens en herbe. La coordination et l’écoute sont des compétences essentielles qui nécessitent du temps et de la pratique.
La dynamique de groupe, bien que parfois chaotique, révèle un aspect fondamental de l’éducation musicale : l’apprentissage collectif. Les enfants, en jouant ensemble, apprennent non seulement à maîtriser leurs instruments, mais aussi à s’entraider et à développer un sens de la communauté. Ce processus, bien que semé d’embûches, est crucial pour leur développement personnel et artistique.
En somme, cette initiative, bien qu’encore à ses débuts, montre un potentiel d’épanouissement pour les élèves. L’orchestre à l’école, loin d’être une simple activité récréative, s’inscrit dans une démarche éducative plus large, visant à enrichir l’expérience scolaire des enfants. La route est encore longue, mais chaque note jouée constitue un pas vers une plus grande harmonie.




