Le parcours d’Ericka Cogne met en lumière un enjeu concret pour les jeunes : l’accès à des personnes et à des expériences qui peuvent élargir leurs choix d’orientation. Directrice générale de l’association Télémaque depuis 2016, elle a été nommée chevalier de l’Ordre national du Mérite. L’association a célébré cette distinction lors d’une soirée à la Fondation EDF, où les insignes lui ont été remis par Thibaut de Saint Pol, délégué interministériel à la Jeunesse. (telemaque.org)
Un programme de mentorat qui a changé d’échelle
Quand Ericka Cogne a pris la direction de Télémaque, en 2016, l’association accompagnait environ 300 jeunes, selon les chiffres présentés par sa présidente lors de la cérémonie. Elle en suit désormais 3 000, indique Télémaque, et intervient dans huit régions. L’organisation associe notamment des mentors issus du monde professionnel à des référents pédagogiques dans les établissements scolaires. Ces chiffres décrivent le développement de l’association ; ils ne suffisent pas, à eux seuls, à mesurer l’effet du mentorat sur la réussite de chaque jeune. (telemaque.org)
Le mentorat peut soutenir un parcours scolaire, aider à réfléchir à l’orientation ou préparer une recherche de stage. Le ministère chargé de la Jeunesse le définit comme une relation d’accompagnement adaptée aux besoins du jeune, exercée dans un cadre associatif ou professionnel. Le mentor intervient bénévolement : il ne remplace ni les enseignants ni les professionnels de l’orientation, mais peut apporter un autre regard et un appui régulier. (jeunes.gouv.fr)
Au-delà d’une distinction individuelle
La médaille récompense une trajectoire professionnelle et associative, mais l’article de Télémaque insiste aussi sur le travail des équipes, des mentors, des familles et des partenaires. C’est un point important pour comprendre le fonctionnement de ces programmes : accompagner un jeune dans la durée demande une organisation autour de lui, et pas seulement une rencontre ponctuelle avec un mentor.
Le mentorat s’inscrit aussi dans une politique publique. Lancé en 2021, le plan « 1 jeune, 1 mentor » vise à développer ce type d’accompagnement, notamment pour des jeunes confrontés à des fragilités sociales ou territoriales. En juin 2025, le ministère indiquait que plus de 150 000 jeunes avaient été accompagnés par des actions de mentorat en 2024. Ce total concerne l’ensemble des actions recensées, pas uniquement Télémaque. (jeunes.gouv.fr)
Ce que les jeunes peuvent en retenir
Pour les adolescents et les jeunes adultes, un mentor peut aider à formuler un projet, découvrir des métiers ou se préparer à une étape comme la recherche d’un stage. Cela ne garantit pas une orientation ou une admission particulière : l’accompagnement vise plutôt à donner des repères et à renforcer la capacité du jeune à faire ses choix. Les familles peuvent se renseigner auprès de leur établissement scolaire ou d’associations de mentorat, qui précisent leurs publics et leurs modalités d’accompagnement. Le ministère recense également les informations sur le mentorat et les structures qui le proposent. (jeunes.gouv.fr)
Source : Télémaque
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