Engagements climatiques | Ce n’est plus le temps de tergiverser

Engagements climatiques : Une voie à prendre

En matière de lutte contre le réchauffement climatique, l’ancien ministre de l’Environnement, Steven Guilbeault, insiste sur l’urgence d’agir. Il appelle le premier ministre Mark Carney à respecter son engagement d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050, un défi crucial pour le Canada.

Le pays est à un carrefour. Dans les semaines à venir, le gouvernement devra choisir entre compromettre ses engagements climatiques, mettant en péril notre air pur et notre eau potable, ou opter pour un avenir durable et la réconciliation avec les communautés autochtones. En novembre dernier, Carney a signé un protocole d’entente avec la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, visant à établir le Canada comme une superpuissance énergétique mondiale tout en atteignant la carboneutralité.

Cependant, des inquiétudes émergent quant à la capacité de cette entente à propulser le Canada vers l’avant. Les enjeux sont trop importants pour être ignorés. Un élément crucial a été négligé : la gestion de l’eau. La production d’un baril de pétrole des sables bitumineux nécessite en moyenne 2,3 barils d’eau. Avec des conditions de sécheresse croissantes en Alberta, l’utilisation d’eau pour l’extraction pétrolière soulève des questions éthiques et environnementales.

De plus, la contamination des sources d’eau reste un problème majeur. Les bassins de résidus polluants contiennent des milliards de litres d’eau toxique, compromettant la santé des écosystèmes et des communautés avoisinantes.

Pour aller de l’avant, le Canada doit renforcer sa tarification carbone, un levier économique essentiel pour stimuler des projets d’énergie propre. Le protocole d’entente suggère un prix minimum de 130 $ la tonne de carbone, mais il est impératif que ce seuil soit atteint d’ici 2030. Ignorer cette nécessité pourrait freiner la mise en œuvre de projets cruciaux comme l’Alliance Pathways.

En outre, maintenir le Règlement sur l’électricité propre est essentiel pour maximiser les énergies renouvelables et réduire l’utilisation du gaz naturel. De même, il est impératif de respecter les réglementations sur le méthane, un gaz à effet de serre particulièrement puissant. La récente proposition d’un report de cinq ans sur ces réglementations par l’Alberta est inacceptable.

La réconciliation avec les peuples autochtones doit également être au cœur des décisions. Les Premières Nations côtières de la Colombie-Britannique s’opposent fermement à tout projet de pipeline. Les projets doivent être réalisés en consultation avec ces communautés, conformément aux lois canadiennes sur le consentement libre et éclairé.

Le protocole d’entente entre le Canada et l’Alberta est un moment déterminant pour l’avenir énergétique et climatique du pays. Le gouvernement doit s’en tenir à des piliers essentiels : tarification du carbone, électricité propre et réglementations sur le méthane. Tout compromis sur ces questions risque de nuire à la santé publique, à l’environnement et à la confiance des communautés autochtones.

Négocier cette entente est un impératif environnemental, économique et moral. Les décisions prises dans les semaines à venir auront des répercussions pour des décennies à venir.

Pour ceux qui envisagent de voyager ou de s’engager dans des projets liés à l’énergie, il est crucial de réserver des ressources fiables et de comparer les options disponibles pour anticiper les coûts et éviter les frais inutiles.

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