À Saint-André-de-Cubzac, en Gironde, la hausse du coût des carburants pèse sur les commerçants ambulants : certains réduisent leurs déplacements vers les marchés, tandis que d’autres absorbent la dépense sur leurs marges ou leur rémunération. Dans un reportage publié le dimanche 4 octobre 2026, franceinfo signale aussi une fréquentation en recul.
Des tournées réduites pour limiter les frais
Le marché de Saint-André-de-Cubzac, en Nouvelle-Aquitaine, compte habituellement de nombreux exposants. Un guide touristique du Fronsadais le présente comme un marché accueillant environ 130 commerçants. (tourisme-fronsadais.com) Le reportage de franceinfo décrit toutefois des emplacements parfois vacants et des vendeurs présents de façon moins régulière.
Parmi les professionnels interrogés, une productrice de poulets explique que chaque plein de sa camionnette frigorifique lui coûte 35 euros de plus. Elle indique ne pas pouvoir répercuter entièrement cette hausse sur le prix de sa viande et la prendre en partie sur son salaire. Une vendeuse de jouets et de mercerie dit, elle, avoir renoncé à certains marchés plus éloignés.
Les déplacements peuvent représenter plusieurs centaines de kilomètres par semaine pour les commerçants qui enchaînent les marchés. Un ostréiculteur de Charente-Maritime cité dans le reportage estime à 200 euros ses dépenses de gazole pour desservir la Gironde durant un week-end. Il explique préserver ses prix pour ne pas risquer de perdre des clients.
Une fréquentation également en baisse
Les conséquences ne concernent pas uniquement les vendeurs. Des clients interrogés disent constater moins d’affluence que d’habitude, tandis que certains hésitent à se déplacer. Cette baisse de fréquentation peut fragiliser davantage les commerçants, déjà confrontés à des frais de transport plus élevés.
Le reportage attribue au deuxième trimestre 2026 un recul de 2,6 % du chiffre d’affaires des commerces de bouche ambulants. L’extrait disponible ne précise toutefois ni l’organisme à l’origine de ce chiffre, ni son périmètre géographique ou sa méthode de calcul : il ne permet donc pas de le rapporter spécifiquement à Saint-André-de-Cubzac ou à l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine.
Ce que l’on sait, et ce qui reste à préciser
Les témoignages décrivent des adaptations concrètes : choisir des marchés plus proches, espacer certaines présences ou réduire ses marges. Ils ne permettent pas de mer combien d’exposants ont effectivement cessé leur activité, ni de déterminer si la baisse de fréquentation observée sur ce marché s’inscrit dans une tendance durable. La publication de franceinfo date du 4 octobre 2026 à 16 h 24 ; l’extrait ne donne pas la date précise des observations sur place.
Source : franceinfo- Nouvelle-Aquitaine
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